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Paris

<i>Insecte de l'infini</i>

1er octobre 2007

Insecte de l’infini

Ces sables sont seulement pour la lecture.
Mais l’écriture ouvre ta peau pour que
le poison de l’encre rentre dans ton cœur.
Je ne veux pas rester sans tête comme la
pierre. J’en ai assez de l’écriture qui ne
meurt pas avant que le corps du poète
ne soit pourri par l’odeur de l’isolement

Oeuvres complètes V et VI, le Génie du lieu 1 et 2

1er octobre 2007

Oeuvres complètes V et VI, le Génie du lieu 1 et 2

« Avec la série des Génie du lieu, la découverte des sites géographiques et la naissance de nouvelles formes d’écriture vont de pair. Michel Butor fait voler en éclats le cadre du roman et de la phrase, au profit de compositions mixtes qui tiennent à la fois de l’essai, du récit, de la poésie, de l’autobiographie, du journal de voyage.
Il invente le mobile textuel, le récit stéréophionique, le texte boomerang, le quilt littéraire fait d’un tissu de mots disparates, et la lecture en courant d’air pour (…)

<i>Poème à Lazare de José Ángel Valente</i>

1er octobre 2007

Poème à Lazare de José Ángel Valente

Traduits de l’espagnol et présenté par Laurence Viguié avec des encres de Philippe Canal.
« C’est bien sous le signe du devoir moral qui incombe au poète que se placent les Poèmes à Lazare : Je ne dois pas / proclamer ainsi ma douleur, tels sont les premiers vers du “Premier poème”, poème liminaire qui énonce avec force la conception de la poésie qui préside dans ce recueil. Le contenu du devoir auquel est soumis le poète est double : la poésie n’est en aucun cas le lieu d’une confession du moi, les (…)

<i>Une indécente éternité</i>

1er octobre 2007

Une indécente éternité

PEAU D’ÂNE
Peau d’âne, peau d’homme,
et l’indécente éternité qui se moque
de la lumière décrite
au bout du chemin, n’est-elle que chimère
ou ce sablier trompeur où s’égrène le temps ?
Voici que déjà les saisons nous meurtrissent
à vitesse moderne et que l’hiver revient ;
et voici les rides, sillons de nos printemps.
N’est-il pas de secret bourgeon sur l’arbre
vieilli ?
La chute des mots, crépuscule des dieux
le silence, à peine l’obscurité,
la mort est cette pluie qui tombe
simplement
et ne (…)

De plus belle suivi de Entre deux de Vahé Godel

1er octobre 2007

De plus belle suivi de Entre deux de Vahé Godel

Le Bar de la Grande Ourse est ouvert toute la nuit, de vieilles photos d’artistes, en noir et blanc, toutes dédicacées, tapissent les parois bleues, le téléviseur grésille au-dessus du juke-box, le téléphone est hors d’usage, les lavabos sont au sous-sol j’entends d’un œil qui sent, je sens d’une main qui voit, je vois d’une oreille qui chante la mélodie de la Mémoire, le cri noir de l’Absence, le murmure du Sang je loge à l’Hôtel de l’Univers, dans une chambrette sans eau courante, à l’étage des combles, (…)

Rien à perdre de Ben Arès

1er juin 2007

Rien à perdre de Ben Arès

"En attendant Bénarès la quête de
son nom en attendant Bénarès sur
la côte la quête de son ombre voilà
qu’il gardait les braises à nu du
fragile équilibre voilà que l’heure
brûlait et s’imposait de poser les
limites de pied ferme la maîtrise
de la langue où passion n’est plus
la réponse du chant manquant
mais la voie de l’unité du poing
qui sert l’étranger l’étrangère aux
lèvres de lune et d’air aux retours
ô combien discrets et songeurs"
Sous le pseudonyme de Ben Arès – nom évoquant les voyages – se (…)

Intimité du chaos de Michel Mourot

1er juin 2007

Intimité du chaos de Michel Mourot

"… Un profil
ou l’absence,
l’embrasure d’un récit
– le mur attend l’affiche,
les dés, désaccordés –
j’ai descendu la plaine
mimé la part maudite,
l’horloge d’un gang
est-ce le port qui s’éloigne
ou le ciel qui descend ?
(J’ai perdu j’ai retrouvé mes frères – rauques, haïs)"
Né à Sens en 1948, il vit dans la Marne depuis 1953. Il rencontre au lycée Clemenceau de Reims, dès 1958, Jean-Marie Le Sidaner, qui l’initiera à la poésie moderne et avec qui il fondera la revue Équinoxe, en 1964. Après la mort de (…)

Poussières l'errance de Thierry Lamarre

1er juin 2007

Poussières l’errance de Thierry Lamarre

"Les gares me fascinent. À l’escalade des voies ferrées qui ne mènent nulle part ou trop loin. Ces soirées où je restais seul en bout de quai, à l’hypnotique du froid, guettant dans les ciels d’hiver décharnés que transperçait le fracas des trains, l’étoile-rail qui déchirerait le masque diaphane de mon immobilité. Je détruisais les mythes du voyage : nouveaux horizons, rencontres, ivresses, aventures. Rimbaud m’emmerdait avec ses servantes aux seins plantureux et gorgées d’hospitalité. J’instaurais dans (…)

Les Dieux nus L'Invention du temps

1er juin 2007

Les Dieux nus L’Invention du temps

tome V, journal littéraire 1978-1979

Parole prise, parole donnée de Mohamed Hmoudane

1er avril 2007

Parole prise, parole donnée de Mohamed Hmoudane

"Ton corps
barque nuptiale
constellée de caillots
limpides de venin
luminescent ton corps
barque nuptiale
halée de serpents
tout un orgasme durant
tu rassembles
les morts tu allumes
dans ta salive séminale
un alphabet sidéral
tu le craches
tu le dissémines…
Ton corps
barque nuptiale
sinuant les sillons…"
Mohamed Hmoudane est né en 1968 à El Maâzize, village du Maroc. En 1989, il immigre en France. Commence alors « un parcours de combattant » doublé d’une « quête poétique » sans (…)

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.