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Poésies de Mohammed Dib

1er avril 2007

Poésies de Mohammed Dib

« Cette première édition des œuvres poétiques complètes de Mohammed Dib regroupe tous les ouvrages publiés du vivant de l’auteur ainsi que deux recueils inédits. Bien que le recours à la biographie ne soit pas essentiel pour la compréhension de sa poésie, on ne peut pas l’aborder sans tenir compte de la dimension algérienne. […] La colonisation, le mouvement national, la guerre de libération, l’exil, l’indépendance, les désillusions de l’édification socialiste, la montée de l’intégrisme, la guerre civile, (…)

Cent ans de littérature mexicaine par Philippe Ollé-Laprune

1er avril 2007

Cent ans de littérature mexicaine par Philippe Ollé-Laprune

Illustrations de Vicente Rojo.
Cent ans de littérature mexicaine propose, pour la première fois, un panorama critique de la littérature mexicaine contemporaine, englobant poésie, nouvelles, romans et théâtre. Ce livre réunit des extraits de plus de 80 écrivains, unanimement considérés comme les grands auteurs d’une des plus brillantes littératures de ces cent dernières années.

Eclats, rançon de Jean-Pierre Faye

1er avril 2007

Eclats, rançon de Jean-Pierre Faye

"peinture fait violence et agrandit la salle
elle ricoche aux quatre murs et aux angles
mais elle s’est mise à genoux devant le non-vu
. elle brûle couleurs et espace au creuset du corps
le creuset la creuse à la flamme et au rouge
car elle a ouvert son corps à la lumière furie
. elle est heureuse de peindre rouge la nuit
et elle sait qu’elle aime le toucher et le voir
mais il aime en elle brûler à même corps
. et contour ou pensée et chair. et la nuit
qui éclate en forme de danse ou (…)

Être-avec

1er février 2007

Être-avec

"À BAUDELAIRE
La beauté était, pour toi, la surprise.
Et tu m’as surpris très tôt,
Hérisson nouveau, larve de Rimbaud,
Chenille avant la mue !
Mais tu es mort de mutisme et
Tu t’es tu, dès longtemps.
Il a fallu d’autres Apollinaire pour
tout relancer, de tes fusées,
Réinventer, sans fleurs, le bonheur,
D’être là – jambes lasses –
Debout, assis, couché, dormant dans tous les cas.
Mais je te reconnais, sans rêver,
À tous les poteaux,
Et même si je m’étais disputé, violemment
parfois, (…)

Une lettre en hiver de Vasco Graça Moura

1er février 2007

Une lettre en hiver de Vasco Graça Moura

PRIX MAX JACOB ÉTRANGER 2007
Poèmes traduits du portugais par Joaquim Vital.
Bilingue.
"1.
sous les averses de pluie rappelons-nous la chute de constantinople.
au long des décennies sa grandeur est allée décroissant,
les mécanismes du pouvoir se sont corrodés,
les affaires de venise et de gênes, la recrudescence
des ennemis proches, les querelles de famille,…"
Vasco Graça Moura
Né à Porto (Portugal) en 1942, Vasco Graça Moura publie son premier livre en 1963, mais c’est à partir des années 70 (…)

Poésies complètes de Mário de Sá-Carneiro

1er janvier 2007

Poésies complètes de Mário de Sá-Carneiro

Traduites du portugais par Dominique Touati et Michel Chandeigne et préfacées par Teresa Rita Lopes. Bilingue. 11,5 × 16,5 cm. 320 p. 10 e. Collection : Minos. ISBN : 978-2-7291-1658-3
« Selon la formule de Fernando Pessoa : “Mário de Sá-Carneiro n’a pas eu de biographie, il n’eut que du génie.” Tenté par les aventures langagières de l’époque – surtout le futurisme – il sait que sa vérité est plus proche de Rimbaud et de Laforgue. Plus tard il se tournera vers Rilke, dont il aura quelques-uns des accents les (…)

Traité du toucher d'Yves Mabin Chennevière

1er janvier 2007

Traité du toucher d’Yves Mabin Chennevière

"La soumission du corps à la lumière du temps discrimine questions pièges et réponses euphoriques, impose au témoin des circuits insensés le soin de nommer les vivants à naître, oblige l’arbitre des rencontres fortuites à désigner l’auteur du désordre chronique,
le cœur cassé, les mains exsangues, l’accusé ignore quel crime il a commis, une sueur de rêve coule de son front, dépose sur ses lèvres les mots desséchés du récit épique fait de lettres perdues, ramassées au hasard par une folle hilare, (…)

La vie en vers de Teresa Rita Lopes

1er novembre 2006

La vie en vers de Teresa Rita Lopes

Poèmes traduits du portugais par Catherine Dumas.
"La maison du poème
Les vers qui s’enfuient de notre mémoire
sont comme les chiens et les chats qui
parfois
s’enfuient de la maison
mais s’ils nous aiment ils finissent par
rentrer.
C’est pourquoi je vous laisse libres
et ne vous retiens même pas dans la maison du poème
quand vous venez à moi.
Mais si vous persistez
à me chercher
alors oui :
je vous offre
une petite chaise basse je vous mets sur la table
du pain et du fromage
et si (…)

Les yeux d’Ulysse d’António Osório

1er novembre 2006

Les yeux d’Ulysse d’António Osório

Traduit du portugais par Patrick Quillier
"Source
Quand je sens dans la nuit
ta chaleur endormie,
quand lentement pour ne pas t’éveiller
je dis : cèdre bleu,
terre végétale,
ou seulement
amour, amour ;
quand je te caresse,
quand lentement
pour ne pas t’éveiller
je prends dans ma main droite
les deux fontaines, jumelles, de la vie,
j’en cherche la source
et je m’endors
en y déposant cette main."
Né en 1935, António Osório habite Lisbonne. Ancien batonnier de l’ordre des (…)

Œuvres complètes

1er octobre 2006

Œuvres complètes

Éditer les Œuvres complètes de Michel Butor, c’est relever un singulier défi : celui d’une œuvre en expansion, d’une écriture inclassable, régie par le principe de la transgression des genres, les lois de l’hospitalité littéraire, les mouvements de transits textuels et artistiques aux effets incalculables. La portée de l’entreprise Butor, qui s’efforce d’embrasser tout sans faire un ensemble, ou plutôt qui multiplie ensembles et assemblages, a atteint aujourd’hui une telle force qu’elle exige la réunion (…)

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.