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Paris

La vie en vers de Teresa Rita Lopes

1er novembre 2006

La vie en vers de Teresa Rita Lopes

Poèmes traduits du portugais par Catherine Dumas.
"La maison du poème
Les vers qui s’enfuient de notre mémoire
sont comme les chiens et les chats qui
parfois
s’enfuient de la maison
mais s’ils nous aiment ils finissent par
rentrer.
C’est pourquoi je vous laisse libres
et ne vous retiens même pas dans la maison du poème
quand vous venez à moi.
Mais si vous persistez
à me chercher
alors oui :
je vous offre
une petite chaise basse je vous mets sur la table
du pain et du fromage
et si (…)

Les yeux d’Ulysse d’António Osório

1er novembre 2006

Les yeux d’Ulysse d’António Osório

Traduit du portugais par Patrick Quillier
"Source
Quand je sens dans la nuit
ta chaleur endormie,
quand lentement pour ne pas t’éveiller
je dis : cèdre bleu,
terre végétale,
ou seulement
amour, amour ;
quand je te caresse,
quand lentement
pour ne pas t’éveiller
je prends dans ma main droite
les deux fontaines, jumelles, de la vie,
j’en cherche la source
et je m’endors
en y déposant cette main."
Né en 1935, António Osório habite Lisbonne. Ancien batonnier de l’ordre des (…)

Œuvres complètes

1er octobre 2006

Œuvres complètes

Éditer les Œuvres complètes de Michel Butor, c’est relever un singulier défi : celui d’une œuvre en expansion, d’une écriture inclassable, régie par le principe de la transgression des genres, les lois de l’hospitalité littéraire, les mouvements de transits textuels et artistiques aux effets incalculables. La portée de l’entreprise Butor, qui s’efforce d’embrasser tout sans faire un ensemble, ou plutôt qui multiplie ensembles et assemblages, a atteint aujourd’hui une telle force qu’elle exige la réunion (…)

<i>La scène primitive</i>

1er septembre 2006

La scène primitive

"Blessure de se souvenir et croire
Avoir pressenti seulement aperçu
Par presque obscurité vénéneuse ce que
L’on n’a pas vu spontanément refusé
De voir et de comprendre une secousse
Sismique du secret charnel l’inconnu
De père et mère révélé soudain par leur corps
Dénudés et nageant enlacés dans leur vague
Scansion du râle le sursaut et l’effroi (…)"

Hoola Hoops - poèmes 1996-2004

1er septembre 2006

Hoola Hoops - poèmes 1996-2004

Bas de soie mouillée de Talleyrand
Étoiles de mer s’endormant
Dans les bras de ma fille
Une Juliet du comté du Cheshire
Le vent dans le verger
Reprend timidement son chemin
Matthieu dernier poète à écrire
La poésie sainte
Inutile de regarder
Il fait trop noir
Les aérolites de confiture
Continuent de la sorte
L’un d’eux s’étonne :
« Qui sont ceux-là ? »
(en désignant les wagons du train)
Pétales peints à leur (…)

Les Paludiques de Mourad Djebel

1er septembre 2006

Les Paludiques de Mourad Djebel

"ÉTÉ
C’est comment suspendre
Son souffle
Apnée intégrale
L’obliger à l’impuissante
Observance
À tout en forcir
C’est comment ajourer
La mémoire
Ajointant les rives de la plaie
Rustine, peau en lambeaux et cautère
À en gonfler les voiles, partir (…)"
Né en Algérie en 1967, Mourad Djebel y fait des études d’architecture. Il quitte le pays natal en 1994 pour s’installer en Afrique de l’Ouest avant de venir à Paris où il réside (…)

Les Jours suivi de Ici et là de Serge Delaive

1er septembre 2006

Les Jours suivi de Ici et là de Serge Delaive

"LANCE-PIERRE
Au bout de quelque temps
j’en ai eu plus qu’assez
en fait j’en avais plein le dos
que le temps me lie à ma chaise cette chaise
que je maudissais
J’avais bu jusqu’à la lie
la soupe amère des jours sans but
J’avais avalé sans goût
les toujours mêmes fricassées
les petits oignons le cru bourgeois
J’ai claqué la porte
le bruit a dévalé la pente
j’ai couru pour le rattraper
Rien dans les poches
Rien dans la tête
Du haut de la colline
juste avant de m’élancer
j’ai pris la (…)

Sous l’arche du temps

1er novembre 2005

Sous l’arche du temps

Chemin de réflexions, Sous l’arche du temps son de l’expérience de l’écriture, interroge la présence de la création artistique dans la société actuelle, la place laissée à l’être, à l’imaginaire et à l’inconnu, le rôle que joue et pourrait jouer la poésie, croise Rilke, Galilée, Giordano Bruno, s’arrête sur des événements marquants de l’histoire humaine, touche un horizon puis retourne en arrière pour mieux voir ce qui reste (…)

Ravir les lieux

16 septembre 2005

Ravir les lieux

D’ici bouge la lumière. Regarde
le vide lourd sur l’épaule
éparpillé parmi les fenêtres.
Cherche ce que tu appelles, l’impossible
mosaïque silencieuse du voyage
et la lampe qu’on dirait brûlée
par le temps. Regarde seulement la pièce
où résonne ta vie. L’ombre jamais vue
visible maintenant, dans les yeux du soir.
Hélène Dorion a reçu le prix Mallarmé 2005 pour cet ouvrage.

<i>Écris la vie</i>

1er septembre 2005

Écris la vie

"Ce bout de route
devant moi
plus proche de la nuit
la vraie
la véridique
l’incontournable
Je ralentis le pas
Je fais semblant
d’admirer le paysage
Ruse de vivant"

Poème
de l’instant

Les quatre coins du cœur

Un garçon qui, avec le courage des simples, aimait ce qu’il désirait, admettait ce qui l’émouvait, bref, s’y livrait sans se débattre. Naïvement, comme plus personne – ou si peu – n’en avait la possibilité, le courage ou la simplicité en ce siècle.

Françoise Sagan, Les quatre coins du cœur, Éditions Plon, 2019.