La Joie de lire

L’histoire de La Joie de lire remonte à 1937, lorsque Paul Robert fonde à Genève la librairie du même nom. L’idée est pionnière et La Joie de lire devient l’une des premières librairies jeunesse d’Europe. Francine Bouchet en prend la direction dès 1981 et met sur pied plusieurs activités, dont les mercredis de lecture et le Prix Enfantaisie qu’elle lance en 1987.

Elle fonde la même année les éditions La Joie de lire, s’inscrivant ainsi dans la longue tradition suisse d’éditeurs-libraires engagés. « Je suis venue tardivement à l’édition », commente-t-elle.

Après quelques années en Faculté des Lettres, Francine Bouchet commence à enseigner et s’intéresse à l’approche junguienne de la psychologie. « Elles ont été mes années de formation en quelque sorte. J’ai beaucoup appris dans tous les domaines ». Un goût pour l’éclectisme qui se retrouve dans le catalogue qu’elle a étoffé de manière intuitive, « au gré des rencontres ».

Si l’éditrice fait confiance à son instinct et sait se laisser surprendre, certaines exigences demeurent. La qualité tout d’abord, du texte et de l’image, mais aussi beaucoup de créativité car si ses livres n’ont pas de fonction pédagogique, ils doivent avoir une valeur éducative.

Le livre comme espace de liberté, le livre comme « une proposition qui ne fournit pas de réponse ».

Tél. +4122 807 33 99
Fax +4122 807 33 92
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  • Direction : Francine Bouchet
  • Presse : Joanna Bouvard / joanna@lajoiedelire.ch
  • Graphisme : Pascale Rosier / graphisme@lajoiedelire.ch
  • Droits étrangers : Carina Diez Solari / carina.solari@lajoiedelire.ch
  • Contact presse pour la France : Helen Maxwell Broustet / hbroustet@maxwellcom.fr

Contact

5, chemin Neuf

CH-1207

Genève

Les Oiseaux

1er juin 2010

Les Oiseaux

Illustrations Albertine.
Arrivé au bout d’une route, un camionneur ouvre la porte de sa remorque. Une nuée d’oiseaux prennent leur envol et disparaissent à l’horizon.
Au fond du camion, un petit oiseau, timide, reste seul. Il ne semble pas avoir l’intention de suivre ses camarades. L’homme lui propose de partager son sandwich. Ils échangent quelques propos sur la vie et le petit oiseau, ayant pris courage, finit par s’envoler à son tour.
Un texte poétique, un découpage cinématographique et des (…)

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.