La Loire et ses poètes

En novembre 2000, l’Unesco inscrivait le Val de Loire au patrimoine culturel de l’humanité. Mais voilà six siècles déjà que les écrivains les inscrivent au patrimoine de notre littérature. Nul fleuve n’a suscité autant d’écrits, autant de passions ou d’amours et ce n’est pas un hasard si les tentatives récentes pour l’enserrer dans un corset de barrages ont provoqué tant de remous ou de protestations. C’est l’un des derniers fleuves sauvages d’Europe, splendidement inutile, fait pour les promenades, les rêves et les amours, un fleuve de poésie paressant entre ses bancs de sable, avec parfois de brusques colères voire des crises de rage. Oued et banquise, ruisseau et Niagara, Loire qui rit et Loire qui hurle, le fleuve et ses paysages se sont attirés les plus beaux hommages des plus grandes plumes, de RONSARD à PEGUY, de BALZAC à FLAUBERT, de LA FONTAINE à Max JACOB, des plus conservateurs aux plus révolutionnaires, Gaston COUTE ou CHATEAUBRIAND, des plus anciens comme Charles d’ORLEANS aux plus récents comme Julien GRACQ, Jean-Marie LACLAVETINE ou Jacques LACARRIÈRE, sans oublier le plus fervent d’entre eux : Maurice GENEVOIX.

Paru le 1er septembre 2006

Éditeur : Christian Pirot

Genre de la parution : Anthologie

Poème
de l’instant

Raymond Farina

Le devoir de pureté

On ne peut plus tousser en paix,
sucer innocemment son pouce,
chercher refuge sur la Toile
où d’autres virus nous épient.

Raymond Farina, « Le devoir de pureté », apulée, Éditions Zulma, 2021.