La Maison sans vitre

Auteur : Sylvie Fabre G

La Maison sans vitre

Dans La Maison sans vitres , l’auteure Sylvie Fabre G. nous propose une manière d’autobiographie littéraire
à travers les œuvres des peintres et des écrivains qui accompagnent sa vie et prolongent son geste artistique.
Chroniques, articles, mises en perspective, cheminements communs, illustrations amies, tout ici fait figure de signe et de signe distinctif. La Maison sans vitres témoigne d’une aventure commune et peu commune à la fois. Écrire, peindre, éditer, lire, c’est être convié et convier au partage de la beauté qui est aussi bonté et vérité. C’est vivre, comme le rappelle Patrick Laupin, « de possibles retrouvailles ».
« Si chacun porte un seul monde en soi, il peut l’enrichir avec le monde de l’autre et établir les passerelles. Mots, formes et couleurs tissés à l’intérieur de nous ont un langage qui oriente notre sensibilité, les sensations et le sens. Ils offrent un partage et la promesse d’un bonheur. »

Couverture : Diotima, peinture de Frédéric Benrath.

Postface d’Angèle Paoli.

Paru le 1er février 2018

Éditeur : La Passe du Vent

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Ludovic Janvier

Bientôt le soleil

« Je ne cherche pas l’essor, l’oubli, la grâce, je sais qu’ils me sont impossibles. Et d’ailleurs je ne le voudrais pas. L’ange me fait peur. Non, je cherche la présence et le poids, ou plus exactement la présence me cherche, le poids me trouve, le poids sur moi de la lumière comme un mur, la présence à plein regard de la mer qui fait masse ou du feuillage hanté par le ciel. De sorte que les jours de timidité, ou de trop fort vouloir, je reste pris dans la glu du moment, prisonnier du trop plein jusqu’à la nausée. Les jours de décision, j’allais dire de légèreté mais ne te vante pas, je vois sortir de moi une réponse, plus ou moins claire, plus ou moins simple, plus ou moins forte. Content ? Non, jamais content. Mais, quand même, content. »

Ludovic Janvier, Bientôt le soleil, Flohic Éditions, 1998.