La Maye réfléchit

Auteur : Jacques Darras

La Maye réfléchit

Qu’est-ce qui fait que les poètes sont si peu attentifs aux rivières ?

Ce septième volume de La Maye s’ouvre aux fleuves et aux rivières, qui sont l’image du temps sur la terre. De la source à l’embouchure se joue un drame semblable à nos existences : nous naissons à la source, passons entre les rives avec le courant, disparaissons dans l’insondable de la mer.

Ce sont les fleuves du Nord qui sont nos guides dans ce volume, Rhin, Meuse, Escaut, Somme etc. parce qu’ils sont chargés d’Histoire, qu’ils traversent les grandes cités urbaines de l’Europe avec une majesté et une lenteur véritablement symphoniques. De Gênes à Liège, Bruxelles, Anvers et Amsterdam, notre réflexion s’infléchit dans leur compagnonnage en une suite de réfléchissements.

Après Van Eyck et les rivières, (Le Castor Astral, 2018) ce « roman/poème » constitue le tome VII du poème épique La Maye.

Paru le 20 février 2020

Éditeur : Le Castor Astral

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Alejandra Pizarnik

« La dernière innocence »

Partir
corps et âme
partir.

Partir
se défaire des regards
pierres oppressantes
qui dorment dans la gorge.

Je dois partir
plus d’inertie sous le soleil
plus de sang ébahi
plus de prendre la file pour mourir.

Je dois partir

Mais fonce, voyageuse !

Œuvre poétique
Traduit de l’espagnol (Argentine) par Silvia Baron Supervielle et Claude Couffon
Éditions Actes Sud