La Maye réfléchit

Auteur : Jacques Darras

La Maye réfléchit

Qu’est-ce qui fait que les poètes sont si peu attentifs aux rivières ?

Ce septième volume de La Maye s’ouvre aux fleuves et aux rivières, qui sont l’image du temps sur la terre. De la source à l’embouchure se joue un drame semblable à nos existences : nous naissons à la source, passons entre les rives avec le courant, disparaissons dans l’insondable de la mer.

Ce sont les fleuves du Nord qui sont nos guides dans ce volume, Rhin, Meuse, Escaut, Somme etc. parce qu’ils sont chargés d’Histoire, qu’ils traversent les grandes cités urbaines de l’Europe avec une majesté et une lenteur véritablement symphoniques. De Gênes à Liège, Bruxelles, Anvers et Amsterdam, notre réflexion s’infléchit dans leur compagnonnage en une suite de réfléchissements.

Après Van Eyck et les rivières, (Le Castor Astral, 2018) ce « roman/poème » constitue le tome VII du poème épique La Maye.

Paru le 20 février 2020

Éditeur : Le Castor Astral

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Jean-Louis Rambour

33 poèmes en forme de nouvelles (ou l’inverse)

Il arrive fréquemment que les hommes aient peur des chevaux. Certains jouent les indifférents, d’autres ne cachent pas leur inquiétude. Pégase, le cheval divin, avait des ailes d’ange à faire peur. Incitatus avait une écurie de marbre, une mangeoire en ivoire, à faire peur. Sur la tombe de son cheval, Alexandre fonda la ville de Bucéphalie et provoqua peur et questionnement. Mais là, là, dans ce champ jaune, il s’agit de retourner les terres les plus empierrées, car tout le monde ne possède pas encore son Massey Ferguson. Auquel on ne prête ni ailes ni ombres.

Jean-Louis Rambour, 33 poèmes en forme de nouvelles (ou l’inverse), Cahiers du Loup bleu, Les Lieux-Dits, 2020.