La Migration des murs

Auteur : James Noël

La Migration des murs

« Ce n’est pas tous les jours qu’on parle des murs / Attention sujet tabou / Là-dessus, c’est tout le monde qui fait le mort » – James Noël

« Des murs, des murs, jusqu’au tombeau… », écrit James Noël, trois ans après le terrible séisme qui a frappé Haïti. « La terre qui a tremblé et qui a atteint l’épicentre de la mort le 12 janvier en Haïti ne doit pas nous faire oublier les murs », tous les murs de par le monde.

La Migration des murs est un pamphlet poétique. Un work in progress, dont James Noël nous a donné un premier aperçu dans une édition expérimentale en collaboration avec Fanette Mellier à la Villa Médicis.

Ce texte d’intervention et d’engagement, que James Noël a commencé à rédiger en mémoire des ravages provoqués par le séisme de 2010, est très vite devenu une invitation universelle à faire table rase de tous les murs qui font ruines du monde.

« Aux yeux des étoiles, les murs et les gratte-ciel sont des géants au pied d’argile. […] Pour elles, le monde est plat et sans hauteur dans son asphalte, donc ne constitue pas une preuve solide, indéboulonnable dans l’univers. »

Paru le 1er décembre 2016

Éditeur : Galaade

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.