La Porte

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Poésie, art et littérature sous forme de plaquette.

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Yves Perrine
215 rue Moïse Bodhuin

02000

Laon

Et nous, par tous les temps

1er mai 2008

Et nous, par tous les temps

"Sous tes paupières scellées, tu affûtes ton regard. Du noir, tu remonteras un bleu troublant. Replié sur tes espaces, quand surgiras -tu en avide ferveur ?
Tes main vont s’ouvrir, se tendre vers mon sourire et le mobile coloré qui patiente dans la lumière".

Ce qui reste des livres oubliés

1er mai 2008

Ce qui reste des livres oubliés

"Ces livres devenus invisibles sur les tables des librairies et dans les catalogues d’éditeurs, parce qu’ils furent portés absents par l’ignorance, l’indifférence et le mépris d’une époque insensible pour laquelle prévaut une culture neutre, proprette : vidée de ses saveurs, odeurs et couleurs les plus naturelles ; ces livres au papier et au texte, au style et à la voix, rendus à l’oubli, ont-ils vraiment, à jamais, déserté le moindre chemin d’accès à la mémoire humaine (…)

Chanson gelée pour un lé de terre

1er avril 2008

Chanson gelée pour un lé de terre

Objets pétrifiés
dans la lumière
paysages
sous grillage
où la terre
où le ciel
je contemple
tout
ce blanc
à moissonner
des lèvres de gel
chantonnent
sous la course
des chevreaux
la syntaxe du jour
se tient
serrée
la lumière
se détache
de notre oubli
la nuit
bouge
en faisant du bruit
"Extrait"

N'importe où

1er septembre 2006

N’importe où

"N’importe où une salle d’attente
par exemple les chaises rangées
le froissement des pages l’ennui
sur les visages où n’importe quand (…)"

L’ïle frôlée

1er mai 2005

L’ïle frôlée

Ile
je te frôle
sans quitter ma fenêtre
qui invite l’autre
à flotter sur papier ?

Immobîle

1er mai 2005

Immobîle

A perte de vue
île
j’ai vu loin en te regardant de près
saurai-je jamais
qui je vois quand je te regarde ?

L'idée d'île

1er janvier 2003

L’idée d’île

"D’une vague l’autre
d’un coeur à l’autre
île
un même lien de solitude."

Poème
de l’instant

Les quatre coins du cœur

Un garçon qui, avec le courage des simples, aimait ce qu’il désirait, admettait ce qui l’émouvait, bref, s’y livrait sans se débattre. Naïvement, comme plus personne – ou si peu – n’en avait la possibilité, le courage ou la simplicité en ce siècle.

Françoise Sagan, Les quatre coins du cœur, Éditions Plon, 2019.