La Salvetat-sur-Agoût

Le nom de la localité est attesté sous la forme ecclesiam de Salvetas en 1102.

De salvetat, équivalent occitan de sauveté, évolution du bas latin salvitatem, soit « lieu d’asile ». Ces sauvetés ou salvetats étaient des villes nouvelles où l’on pouvait trouver refuge ou asile. Ces asiles étaient habituellement organisés par une autorité ecclésiastique, à partir du XIIe siècle, essentiellement dans le Midi de la France.

Histoire
Le peuplement de la commune remonte au xe siècle, là où se trouvent la chapelle de Saint-Étienne de Cavall et le vieux pont des pèlerins sur la Vèbre. Pour des raisons de sécurité, les habitants s’installent au xiie siècle au piton rocheux plus haut, un lieu de refuge fortifié, ce qui explique le nom de La Salvetat. Guillaume de Jourdain (Guillaume Jordan de Cornouailles) depuis la tour médiévale du Cazal défendait les remparts, mais ce seigneur fait en 1311, cession, rémission et donation à Pierre IV Roger, abbé de l’abbaye Saint-Pons de Thomières avec Arnaud de Roquecefières de tous les droits et fiefs qu’ils avaient sur le château et le terroir de La Salvetat. En 1317, cet abbé-évêque inféoda certains biens de la Bastide.

On entrait en ville par une des trois portes : la Poterne, le Carretal et la Portanelle. Malgré ses défenses, la ville a été prise et le château et les remparts détruits et reconstruits plusieurs fois au cours de l’histoire, notamment au temps des Cathares et à l’époque des guerres de religion.

Lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « Société républicaine » en 1793.

La commune portait le nom de La Salvetat ou La Salvetat-d’Anglès. Le 17 octobre 1848, la Salvetat prend le nom de La Salvetat-sur-l’Agout. Par le décret du 8 octobre 1958, la commune prend le nom de La Salvetat-sur-Agout.

Charmante petite commune de l’Hérault, en région Occitanie, La Salvetat-sur-Agout prend place au cœur du Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc, au confluent de la Vèbre et de l’Agout. Elle se situe à la limite du département du Tarn, non loin d’Anglès, Lacaune ou Olargues.

Images

Poème
de l’instant

Ludovic Janvier

Bientôt le soleil

« Je ne cherche pas l’essor, l’oubli, la grâce, je sais qu’ils me sont impossibles. Et d’ailleurs je ne le voudrais pas. L’ange me fait peur. Non, je cherche la présence et le poids, ou plus exactement la présence me cherche, le poids me trouve, le poids sur moi de la lumière comme un mur, la présence à plein regard de la mer qui fait masse ou du feuillage hanté par le ciel. De sorte que les jours de timidité, ou de trop fort vouloir, je reste pris dans la glu du moment, prisonnier du trop plein jusqu’à la nausée. Les jours de décision, j’allais dire de légèreté mais ne te vante pas, je vois sortir de moi une réponse, plus ou moins claire, plus ou moins simple, plus ou moins forte. Content ? Non, jamais content. Mais, quand même, content. »

Ludovic Janvier, Bientôt le soleil, Flohic Éditions, 1998.