La Suze sur Sarthe

Coordonnées :
Adresse : Mairie de La Suze sur Sarthe
16 Grande Rue BP 21
72210 La Suze Sur Sarthe

Contact : Monsieur Emmanuel D’aillières
Téléphone : 02 43 773 049
Email : contact@ville-lasuze.fr
Site internet

La Suze sur Sarthe (4 101 habitants) organise depuis 28 ans les Printemps Poétiques, grâce notamment à l’implication du poète Alain Boudet et de ses complices.
Au fil du temps, le projet s’est considérablement enrichi, par la création d’un Promenoir de Poésie contemporaine, hébergé par la Médiathèque municipale, qui constitue un véritable centre de ressources avec 3500 ouvrages de poésie, des outils d’animation et le relais d’un site internet de référence : "La Toile de l’Un". Ce dispositif est réalisé avec le soutien d’éditeurs, de poètes, l’aide de la DRAC, du Conseil général de la Sarthe, de l’Inspection académique, de la commune de la Suze.
Par ailleurs, un Parcours poétique, qui permet de découvrir la ville de manière agréable et parfois insolite, est balisé de manière permanente de poèmes, renouvelés deux à trois fois par an, rédigés en français et en anglais.
Des bannières poétiques, réalisées par des suzerains et amis à travers le département, sont implantées, à la manière de kakémonos, dans la ville, et mises à la disposition d’autres communes dans le département, pour des événements liés à la poésie.
Un salon du livre de poésie est également organisé chaque année à la Suze sur Sarthe.

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.