La couleur pure

de Paul Guillon

La couleur pure

Dans ce nouveau recueil, Paul Guillon (d)écrit la vie, notre existence. Des paysages d’Italie, des ambiances de famille, des regards tournés vers l’Infini. Et il y a les mots. Les mots pour partager ce qui a été vu, ou ressenti. Des mots comme des qualités des choses : impressions, odeurs, couleurs, saisies, comme fixées dans le langage. Mieux que la prose, la poésie dit l’envers du monde. Non pas sa face cachée, mais le rapport premier qu’il nous permet d’entretenir avec lui – rapport poétique, qui restitue dans « la matière noire des mots » ou les blancs de la page l’expérience d’un jour sous la couleur pure de l’écriture. Pour repousser le vide.

Et le poète, avec la matière noire des mots,
secoue de ses éclats la blancheur de la page,
s’efforce lui aussi de ranimer le vide.

Paru le 16 mai 2019

Éditeur : Ad Solem

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.