La dernière innocence

Auteur : Alejandra Pizarnik

La dernière innocence

Traduction de Jacques Ancet.

Alejandra Pizarnik a vingt ans lorsqu’elle publie en 1956, à Buenos Aires, son deuxième livre de poèmes, La dernière innocence. Vite, elle décidera de le considérer comme son premier et il figurera toujours en tête de sa bibliographie.

Si La dernière innocence n’est pas son tout premier livre, c’est celui avec lequel elle veut débuter et entrer en poésie : elle va au bal avec Rimbaud : « La dernière innocence et la dernière timidité ! C’est dit ! Ne pas porter au monde mes dégoûts et mes trahisons » (in « Mauvais sang », Une saison en enfer). C’est alors son programme sans être un manifeste, tout en ayant des couleurs surréalistes comme elle n’en aura guère plus tard.

Paru le 12 mars 2015

Éditeur : Ypsilon éditeur

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Jean-Louis Rambour

33 poèmes en forme de nouvelles (ou l’inverse)

Il arrive fréquemment que les hommes aient peur des chevaux. Certains jouent les indifférents, d’autres ne cachent pas leur inquiétude. Pégase, le cheval divin, avait des ailes d’ange à faire peur. Incitatus avait une écurie de marbre, une mangeoire en ivoire, à faire peur. Sur la tombe de son cheval, Alexandre fonda la ville de Bucéphalie et provoqua peur et questionnement. Mais là, là, dans ce champ jaune, il s’agit de retourner les terres les plus empierrées, car tout le monde ne possède pas encore son Massey Ferguson. Auquel on ne prête ni ailes ni ombres.

Jean-Louis Rambour, 33 poèmes en forme de nouvelles (ou l’inverse), Cahiers du Loup bleu, Les Lieux-Dits, 2020.