La joue pas rasée de la solitude

Auteur : Philippe Pichon

La joue pas rasée de la solitude

Artisan de la mélopée du sonnet, publié dès l’âge de 17 ans et reconnu par ses pairs dont l’Académie des Jeux floraux, l’auteur réinvente sa langue dans cette trilogie au format paysage.

Dans cet ultime opus, dédié à James Sacré, concluant la série composée précédemment de Aux basaltes de l’âge et L’Éphémère en héritage dédiés respectivement à Hélène Cadou (juin 2021) et Jean-Pierre Lemaire (décembre 2021), Philippe Pichon hurle son appartenance au plain-chant minéral.

L’auteur après les thèmes de l’âge et de l’héritage aborde celui de la solitude.

Survivre au vide envahissant, à la noirceur quotidienne ou à venir, restaurer le trésor de la durée, se maintenir en équilibre entre le jamais plus et le miracle fossilisé avec pour bagage le silence et les mots grappillés sur la piste des saisons et des règnes rivaux.

Paru le 14 mars 2022

Éditeur : Éditions Prolégomènes

Poème
de l’instant

Paul Celan

« Ein Nichts waren wir, sind wir, werden wir…

« Ein Nichts
waren wir, sind wir, werden
wir bleiben, blühend :
die Nichts-, die
Niemandsrose. »

_

« Un rien
nous étions, nous sommes, nous
resterons, en fleur,
la rose de rien, de
personne. »

Paul Celan, Traduction de Martine Broda.