La lettre volée

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Comment je ne suis pas devenu poète

1er novembre 2014

Comment je ne suis pas devenu poète

Qu’écrit-on quand on ne sait pas écrire ?
On écrit la nuit sur le soleil
On écrit la soif des doigts
On écrit par les terriers de sang
on écrit le silence.

Pour lire Wallace Stevens par Léopold Peeters

1er novembre 2014

Pour lire Wallace Stevens par Léopold Peeters

Dans ce livre l’auteur rend compte d’une lecture sauvage de la poésie de Wallace stevens. Ce type de lecture ne part pas d’une théorie mais se laisse tout simplement aller au plaisir de lire, plaisir que Stevens lui-même s’attendait à donner à ses lecteurs et qu’il tenait pour une qualité indispensable de toute poésie. Cette lecture ne se laisse guider que par ce que Stevens lui-même a communiqué dans sa correspondance et dans quelques essais sur sa propre conception de la poésie et sur le rôle que (…)

A l'explosif de Victor Martinez

1er novembre 2014

A l’explosif de Victor Martinez

Détonateur qui découvre : c’est
le manteau intime, la couverture du nu.
fruit expulse serein, détruit la place. bois de sol que détonateur
couvre paît l’intime, écluse par les bois : planche fossile conquiert son eau, conduit la paix, l’oxygène.
Victor Martinez, né en 1970 dans le sud de la France, est poète, traducteur (Antonio Machado, Francisco de Quevedo, Juan Ramon Jiménez ou Léopoldo Maria Panero), essayiste et docteur en langue, littérature et civilisation françaises de (…)

L'étrangère n°33-34 - Poésie d'Afrique francophone

1er mai 2014

L’étrangère n°33-34 - Poésie d’Afrique francophone

Tout reste à dire de l’étrangeté du réel, d’autant que la parole qui exprime ce qui n’a pas encore été exprimé demeure étrangère à elle-même.
Poésie d’Afrique francophone
Tanela Boni, léopold Congo-Mbemba, Jean-Jacques Dabla, Paul Dakeyo, Fernando d’Almeïda, Paulin Joachim, Sylvie Kandé, Amadou Lamine Sall, Koulsy Lamko, Patrice Nganang, Nimrod, Raharimanana, Véronique Tadjo, Kouam Tawa, Ali Abdoul War, Hervé (…)

Le jardin, le séisme dans les pas de François Muir de Stéphane Lambert

1er septembre 2013

Le jardin, le séisme dans les pas de François Muir de Stéphane Lambert

François Muir (1955-1997), poète et prosateur, meurt jeune et laisse une œuvre considérable qui aura tardé à être découverte, y compris par ses contemporains. Pourtant une partie significative de cette œuvre fut publiée au fil des années. Stéphane Lambert revient à la fois sur l’auteur et sur ses textes. Mais d’une manière fort singulière car son texte est une approche poétique de la trajectoire du poète. À partir d’éléments glanés dans ses nombreuses archives et parmi les témoignages de proches, l’auteur (…)

Caillot de Stéphanie Ferrat

1er juin 2013

Caillot de Stéphanie Ferrat

Par son titre, Caillot, Stéphanie Ferrat annonce toute la matière de ce nouveau recueil. Matière du sujet d’abord – il est question de « cicatrice », de « gorge impossible » – puis matière de la forme, car c’est une langue sèche, dense, ramassée, à laquelle nous avons affaire ici. Le corps, par morceaux – ventre, peau, cou, mains… – revient régulièrement ; et dès lors qu’il est questionné, il questionne. Comme par flux, la langue toute dans la retenue, laisse parfois surgir l’à-vif, tente de désigner ce qui se (…)

Les plages de Thulé de Jean Laude

1er octobre 2012

Les plages de Thulé de Jean Laude

Je regarde où j’écris, seulement où j’écris.
Je suis ici, et seulement ici, seulement où j’écris
dans l’espace
blanc d’une feuille creusant le lit de tout ce que
j’ignore et me portant à la rencontre de l’inconnu masqué."

vers Baïkal (mitraille) de Thomas Augais

1er février 2012

vers Baïkal (mitraille) de Thomas Augais

Journées d’ivresse belle
comme l’oubli rincé à bleu des campanules
même lumière sur sa tige au travers des saisons
Joie ne défleurit pas coupante

De chair et d'air

1er mars 2011

De chair et d’air

"A quelle alliance devons-nous
d’être jusqu’aux replis
les plus secrets de notre chair
irrigués d’air"

Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.