La lune noircie

Auteur : Anise Koltz

La lune noircie

Prix de littérature Jean Arp 2009.

"Dans le court texte qui ouvre le premier récit, Anise Koltz livre une vision de l’homme marquée par la souffrance et la désillusion : « Suspendu par les pieds dans le vide tel un morceau de boucherie, gluant des sucs de sa mère et recouvert de sang qui n’est pas le sien, la première vision de l’homme est celle d’un monde à l’envers. Pourra-t-il jamais la faire coïncider avec celle qu’il aura, une fois atterri sur ses pieds ? Ses pieds feront de lui un marcheur, le condamneront à être sans patrie ni repos. Il ne sera ni lieu défini, ni réserve naturelle, mais une route qui se perdra dans le lointain. Il s’identifiera parfois à la lumière, parfois à l’obscurité ou simplement aux mécanismes de la chair. Il épousera ces deux pôles contraires, créant ainsi les énergies nécessaires à sa vie. S’accomplissant sans s’accomplir, son but se trouvera toujours à l’opposé de celui qu’il s’était proposé. Être sa propre création ou celle des autres ?"

Paru le 1er avril 2009

Éditeur : Arfuyen

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

« Fabulation »

« Cela » : humus formé par l’effritement et l’évaporation de nos rêves – diurnes autant que nocturnes ¬–, et que viennent féconder les songes ainsi qu’une abeille féconde les fleurs où elle butine. Les songes, montés (ou descendus ?) des confins du visible.

Sylvie Germain, « Fabulation », Revue Caravanes 8, Éditions Phébus, 2003.