La lune noircie

Auteur : Anise Koltz

La lune noircie

Prix de littérature Jean Arp 2009.

"Dans le court texte qui ouvre le premier récit, Anise Koltz livre une vision de l’homme marquée par la souffrance et la désillusion : « Suspendu par les pieds dans le vide tel un morceau de boucherie, gluant des sucs de sa mère et recouvert de sang qui n’est pas le sien, la première vision de l’homme est celle d’un monde à l’envers. Pourra-t-il jamais la faire coïncider avec celle qu’il aura, une fois atterri sur ses pieds ? Ses pieds feront de lui un marcheur, le condamneront à être sans patrie ni repos. Il ne sera ni lieu défini, ni réserve naturelle, mais une route qui se perdra dans le lointain. Il s’identifiera parfois à la lumière, parfois à l’obscurité ou simplement aux mécanismes de la chair. Il épousera ces deux pôles contraires, créant ainsi les énergies nécessaires à sa vie. S’accomplissant sans s’accomplir, son but se trouvera toujours à l’opposé de celui qu’il s’était proposé. Être sa propre création ou celle des autres ?"

Paru le 1er avril 2009

Éditeur : Arfuyen

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.