La poésie au cœur des arts

Auteurs : Charles Juliet Claude Ber Dominique Sampiero Jean Joubert Yvon Le Men Jeanine Baude Pierre Seghers Salah Al Hamdani Stéphane Bataillon Jeanne Benameur Anthony Phelps

<i>La poésie au cœur des arts</i>

Au cœur des arts… L’anthologie que nous publions pour la 16e édition du Printemps des poètes affiche clairement la couleur : la poésie est au cœur de toute aventure artistique. Qu’ils proviennent d’auteurs classiques ou de contemporains qui nous ont confié des inédits ou leurs carnets de création, les textes de ce livre mettent en évidence le dialogue fertile que les poètes entretiennent avec d’autres créateurs. Chant, danse, théâtre, peinture, gravure, photographie, musique, cinéma, cirque, pas un art n’est laissé pour compte dans cette anthologie qui s’attache à retrouver les gestes créatifs qui leur sont communs. Devant une toile du peintre chinois Zao Wou-Ki, Claude Roy avait eu ces mots : « Si tu entres dans ce tableau, tu iras loin. » On ne saurait mieux dire. Comme lui, les poètes et les artistes de ce livre nous invitent à regarder le monde par la fenêtre ouverte des autres arts.

80 poètes parmi lesquels Ali Al Ameri, Apollinaire, Stéphane Bataillon, Jeanine Baude, Baudelaire, Jeanne Benameur, Anne Bihan, Myriam Eck, Max Jacob, Jean Joubert, Charles Juliet, Yvon Le Men, Nerval, Anna de Noailles, Anthony Phelps, Dominique Sampiero, Pierre Seghers, Philippe Soupault, Évelyne Trouillot…
9 carnets de création conçus par des artistes qui ont souvent travaillé en duo : Claude Ber & Adrienne Arth, Élisa Vellia & Angélique Ionatos, Salah Al Hamdani & Ronny Someck, mais aussi Marianne Catzaras , Gilbert Conan, Mylène Besson et Michel Ménaché, Robert Lobet et Felip Costaglioli, Yves Moulet.

Paru le 1er mars 2014

Éditeur : Editions Bruno Doucey

Genre de la parution : Anthologie

Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.