La poésie et ses environs

n° 74

La poésie et ses environs

Sommaire

édito : LA POÉSIE ET SES ENVIRONS, par la DRC (Direction de Rédaction Collective)

DOSSIER : CLAUDE VIGÉE, par Anne Mounic

POÉSIE ET SCIENCE, par Gérard Mottetqui s’entretient ensuite avec GUY CHATY

UNE HISTOIRE DE « PASSION CRÉATION », LA GALERIE CONVERGENCE DE JEANNETTE ET JEAN BRANCHET

SYLVIE BIRIOUK ET LA POÉSI

HOMMAGE À JULIEN BOSC, par Philippe Biget et Jacques Lèbre

LAISSER OUVERT, LIRE FRANÇOIS MONTMANEIX de JEAN-YVES DEBREUILLE, par Bernard Fournier

Un pur joyau : SABLE, de MARILYNE BERTONCINI, par Carole Mesrobian

Une nouvelle traduction de FEDERICO GARCIA LORCA due à MICHEL HOST, par André Sagn

LA POÉSIE EST DANSE, entretien de JACQUELINE PERSINI avec ANNE-LISE BLANCHARD.

AU THÉÂTRE, LE PARIS DE SCAPIN, par Bernard Fournie

LA NOUVELLE : « RETOUR AU PHARE » de JEAN-PAUL PLANTIVE

POÉSIE PLURIELLE
MANA AGHAEE, STÉPHANE AMIOT, JANE ANGUÉ, ANTOINE BERTOT, GAËLLE BOULLE, ALAIN BRISSIAUD, MURIELLE COMPÈRE-DEMARCY, PIERRE-AURÉLIEN DELABRE, MARIAN DRAGHICI, PIERRE GONDRAN DIT REMOUX, MICHELLE LABBÉ, CAROLINE LOPEZ, SAMUEL MARTIN- BOCHE, FRÉDÉRIC MASSARDIER, MICHEL POLITZER, LEON PRADEAU, STÉPHAN RIEGEL, ARNAUD VENDES

Paru le 4 septembre 2019

Éditeur : Poésie Première

Genre de la parution : Revue

Poème
de l’instant

Carl Norac

Petit poème pour y aller

Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Un insecte sur ta peau dont tu écoutes la musique des pattes.
La sirène d’un bateau suivie par des oiseaux, ou un pli de vagues.
Un arbre un peu tordu qui parle pourtant du soleil.
Ou souviens-toi, ces mots tracés sur un mur de ta rue :
« Sois libre et ne te tais pas ! ».
Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Pas une longue chanson, mais assez de musique pour partir
en promenade ou sur une étoile,
à vue de rêve ou de passant.
C’est un aller qui part sans son retour
pour voir de quoi le monde est fait.
C’est le sourire des inconnus
au coin d’une heure, d’une avenue.
Au fond, un poème, c’est souvent ça,
de simples regards, des mouvements de lèvres,
la façon dont tu peux caresser une aile, une peau, une carapace,
dont tu salues encore ce bateau qui ouvre à peine les yeux,
dont tu peux tendre une main ou une banderole,
et aussi la manière dont tu te diras :
« Courage ! Sur le chemin que j’ai choisi, j’y vais, j’y suis ! ».
Un poème, à la fois, ce n’est pas grand-chose
et tout l’univers.

Carl Norac, inédit, pour le 22e Printemps des Poète / Le Courage