La poésie vécue d’André Velter par Sidona Bauer

Auteur : André Velter

La poésie vécue d'André Velter par Sidona Bauer

Le contenu

L’œuvre poétique d’André Velter (*1945) est pour la première fois présentée depuis ses débuts (1963) jusqu’à l’extrême contemporain (2013). Elle expose une « poésie vécue » comme poésie vivable et se fonde sur un principe dialogique qui implique aussi bien l’espace que l’autre en tant que partenaires égalitaires du dialogue lyrique. Poète et voyageur, Velter s’inspire des cultures, spiritualités et paysages qu’il traverse. Une expérience nomade de l’espace émerge en Afghanistan, puis au Ladakh-Himalaya. Elle informe les styles du ’lyrisme aride’ et du ’lyrisme fauve’ et trouve son apogée dans le lyrisme amoureux. La présente étude analyse l’œuvre poétique à la lumière des approches méthodiques de la géopoétique, de la pensée-paysage et de la poéthique. Elle situe la poésie de Velter parmi la tradition de la poésie française, le panorama de la poésie contemporaine et la littérature mondiale.

L’auteure

Sidonia Bauer est wissenschaftliche Mitarbeiterin à l’Université de Cologne. Après des études de la Romanistik (français, italien), histoire de l’art et psychologie à Cologne et Clermont-Ferrand, elle devient auteur d’une thèse en cotutelle entre les Universités de Cologne et la Sorbonne Nouvelle – Paris 3.

Paru le 1er octobre 2015

Éditeur : Frank et timme

Genre de la parution : Essai

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.