La table ronde

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Paris

Max Jacob par Antonio Rodriguez

1er mai 2015

Max Jacob par Antonio Rodriguez

Max Jacob est une figure centrale de l’univers intellectuel et culturel du XXe siècle : à la fois poète, peintre, essayiste, romancier, il fréquente Montmartre et Montparnasse, Man Ray, Picasso, Apollinaire, Braque, et participe pleinement à la vie mondaine et artistique d’un Paris mythique. Il meurt à Drancy en 1944, laissant derrière lui de la poésie, des dessins, peintures, lettres, méditations… En 1945 et 1946 sont publiés à la Table Ronde, sous l’impulsion de Jean Cocteau et de Pierre Colle, ami et (…)

Sauf dans les chansons

1er mars 2015

Sauf dans les chansons

Les morts ne sont pas morts
Ils louent des chambres d’hôtel à la semaine
Dans des préfectures hivernales
Ce pourrait être l’un des refrains de ce recueil. Tournant résolument le dos au monde d’aujourd’hui, Sauf dans les chansons s’attache à garder vivace le monde d’avant, « le temps où l’on disait réclame, transistor, amour », le temps de la « liberté errante », des Thunderbird et des Dodge, le temps de Monica Vitti et des feuilles de figuier glissées dans les livres en guise de marque-pages. Et parce que (…)

<i>Je suis debout</i>

1er février 2014

Je suis debout

"Je capte les pensées fugitives, la prose bop spontanée, le cut-up des langues, sans hiérarchie, ni sélection. Rien que la vie brute. Tapisserie de rouleaux collés au fil du temps sur les murs des alcôves dans le monde du fleuve, couches successives d’ondes vibratoires. Je soulève un coin de la tapisserie pour révéler l’évidence : le monde est poème est monde, le poème est monde est poème. Vers justifiés, sonnets, alexandrins, haïkus, prose poétique, Lucien Suel se joue, dans cette anthologie de toutes les (…)

L'enfer de Dante, traduit William Cliff

1er février 2014

L’enfer de Dante, traduit William Cliff

Édition bilingue
Traduit de l’italien par William Cliff
En entreprenant une nouvelle traduction de L’Enfer de Dante, William Cliff s’est lancé un défi : celui d’en rendre exactement la forme originelle tout en lui donnant autant de fluidité que possible. Sur la forme, il a respecté le décasyllabe, afin de rendre au plus près la musique du poème. Sur le fond, il n’a pas hésité à supprimer des noms et des références qu’il jugeait inutiles ou fastidieux. Comme il l’explique dans un bref préambule, ce double (…)

Georges-Emmanuel Clancier, passager du temps

1er avril 2013

Georges-Emmanuel Clancier, passager du temps

Préface de Pierre Bergounioux
Les premiers mots
G-E Clancier : dans la merveille et le chaos du temps par Jeanne-Marie Baude
Entretiens avec G-E. Clanicer par Etienne Rouziès et Olivier Thuillas
G. E. Clancier sous le regard des poètes
Biographie
Bibliographie
"Poète, romancier, essayiste, mais aussi journaliste de presse et de radio, Georges-Emmanuel Clancier, né à Limoges à l’aube de la Grande Guerre, a mené une vie d’écriture et d’engagements dont le fil conducteur a toujours été la défense (…)

L'Exil et sa demeure de Frédéric Musso

1er mars 2013

L’Exil et sa demeure de Frédéric Musso

Boustrophédon des commencements. Paroles aborigènes. Tout devient nombre et change de nom comme de vent. Après, ce n’est plus qu’affaire de silence et de désert. On se retiendra d’aller pisser sur la tombe du poète inconnu.

More à Venise de Bertrand Degott

1er mars 2013

More à Venise de Bertrand Degott

L’écureuil dans le noisetier moi dans ma chambre
et la fenêtre entre nous deux, peut-être que
mon poème devrait s’en tenir là - rien que
cet écureuil un peu rabougri de la queue
qui d’une branche à l’autre s’étire ou se cambre
pour attraper les fruits s’assied pour grignoter
lui et moi juste, entre lui et moi la fenêtre
on en resterait là - ça vaudrait mieux peut-être
que de recommencer toujours la même lettre
pensant que tu me lis dans la pièce à côté
comme autrefois… je vois toujours des (…)

S.L.E. de Dominique Dussidour

1er janvier 2013

S.L.E. de Dominique Dussidour

Récits d’Algérie
"Je rêve, je crois à la vertu des rêves.
Je les note dans un long cahier à la couverture verte cartonnée. Ces années-là, écrire c’est écrire mes rêves."

Vrouz

1er mars 2012

Vrouz

"Bonne qu’à ça ou rien
je ne sais pas nager pas danse pas conduire
De voiture même petite
Pas coudre pas compter pas me battre pas baiser
Je ne sais pas non plus manger ni cuisiner
(Vais me faire cuire un oeuf)
Quant à boire c’est déboires
Mourir impossible présentement
Incapable de jouer ni flûte ni violon dingue
De me coiffer pétard de revendre la mèche
De converser longtemps
De poireauté beaucoup d’attendre un seul enfant
Pas fichue d’interrompre la rumeur qui se prend
Dans mes (…)

Ajoie

1er mars 2012

Ajoie

"Un pré, trois arbres
vieux et penchés
un cheval blanc, près
de la maison blanche
que la vigne vierge rougit
à droite un long toit rouille
surmonté d’un clocheton
dans l’air immobile on devine
le profil du mont Terri
frangé de brume grise
et d’autres arbres, des maisons
des lucarnes, des volets verts
et le couple de pies
habillées en dimanche
pour les jours de semaine
et la joie de (…)

Poème
de l’instant

Sylvie Fabre G

Nos voix persistent dans le noir

Quelle parole
dépaysera nos mots
en de nouveaux vergers ?

Sylvie Fabre G., Nos voix persistent dans le noir, Éditions L’herbe qui tremble, 2021.