La table ronde

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Paris

Battant de Bertrand Degott

9 février 2006

Battant de Bertrand Degott

Il suffit d’observer que l’auteur habite la rue Battant, à Besançon, pour imaginer déjà combien l’usage des jours préside à son inspiration : "Il a fait froid ces derniers jours à Besançon,/ si froid qu’avec la bise le beau temps persiste / mais c’ets l’hiver…"
Le ton, on le voit est élégiaque, la forme respectueuse d’une grande tradition prosodique, de la ballade au sonnet, mais ici aussi, comme chez Cliff, l’aujourd’hui subvertit le passé, le transcende et le déchire - car nous sommes déchirés : "Je pense (…)

<i>Le pain quotidien</i>

9 février 2006

Le pain quotidien

William Cliff est sans contexte un des poètes majeurs de ce temps, découvert par Raymond Queneau qui fut, aux Éditions Galliard, l’éditeur de son premier livre : Écrasez-le. Ont suivi plusieurs volumes de poésie aux mêmes éditions. La Table ronde a ensuite publié La Sainte Famille, premier récit en prose, fruit d’une "résidence" de six mois dans le Cabardès. Et une oeuvre poétique : L’Etat belge.
Le pain quotidien se présente comme un journal en dizaines décasyllabiques, qui se déroule de février 2003 à (…)

Oeuvre poétique de Bernard Delvaille

1er janvier 2006

Oeuvre poétique de Bernard Delvaille

Poèmes écrits pendant plus de cinquante années, à l’écart de toutes modes ou coteries : telle est la seule définition de ce livre. Les premiers sont d’un adolescent qui entend l’appel des voyages. Ils sont suivis de ceux qui y répondent, photographies lyriques, journal poétique écrit pour fixer des instants, des passages, pour tenir lieu de mémoire.
Les derniers poèmes sont une médiation sur le temps qui passe, sur le temps qui reste.
Bernard Delvaille est l’auteur d’une importante anthologie de la (…)

La boîte à musique

1er septembre 2004

La boîte à musique

"Ce que je me dis à moi-même
jamais ne passe mes lèvres
de ce que je lis dans les livres
ne naît pas l’oubli de mes peines
Or mes peines sont ordinaires
pourquoi résisteraient-elles
à la grâce d’un vol d’oiseaux
sauvages au bord du ciel…"

Poème
de l’instant

Charles Cros

Sonnet

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : « Comme il est bête ! »
En somme, je suis mal côté.

J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.

Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.

J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal ;
Des roses, des roses, des roses !

Charles Cros, « Sonnet », Le Collier de griffes.