La vie en dansant

suivi d’Au Cabaret de l’éphémère et d’Avec un peu plus de ciel

Auteur : André Velter

 La vie en dansant

Préface de Richard Blin.

Publier un troisième volume d’André Velter en Poésie/Gallimard était assurément nécessaire, ne serait-ce que pour signifier la place majeure qu’occupe son œuvre dans la poésie des dernières décennies, place première sans doute dans la génération qui suit celle des Bonnefoy, Jaccottet , Roubaud ou Dupin. Les trois titres des années 2000 rassemblés ici, suivant le triptyque de la douleur et de l’amour que constituèrent les poèmes à Chantal Mauduit, développent et approfondissent le credo existentiel du poète dont ce vers de La vie en dansant dit tout : « Du mouvement il n’y a pas à démordre ». Il s’agit encore et toujours pour Velter d’échapper à toutes les ankyloses, tous les renoncements et toutes les clôtures et de se donner à cet absolu qu’est l’élan vertical et sans fin de la vie, cette danse sur l’abîme. La poétique de Velter, immédiatement reconnaissable entre toutes, est à l’aune de cette ardeur et de ce courage, toute de rythmes et de souffle vigoureux, scansion d’une âme enfiévrée qui exhausse la parole jusqu’au chant. Jamais tournée vers elle-même, chambre d’échos multiples, cette poésie de pleine santé s’imposait d’autre part pour accompagner le Printemps des Poètes 2020 dédié au Courage.

Paru le 13 février 2020

Éditeur : Gallimard

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Anise Koltz

L’avaleur de feu

Il y a des paroles
qu’on ne peut prononcer –

Sur les lignes tendues de nos vies
elles montent et descendent
comme des saltimbanques
des somnambules
qui tombent
quand on les appelle

Anise Koltz, L’avaleur de feu, Éditions Phi, 2003.