La vie est belle

Auteur : Bruno Doucey

 La vie est belle

Illustrations Nathalie Novi.

Tout commence dans un ruisseau de montagne, un paysage de roches moussues et de cascades sauvages. Cette eau vive, surgie d’une enfance à l’ombre des talus, court de pages en pages, dévale les pentes et enjambe les océans. L’eau nous emporte dans son voyage imaginaire, gravit les volcans, fait danser pirogues et caravelles, caresse chevelures perlées de rosée et feuillages bruissants, pour finir en une vague qui fait danser l’aurore. À chaque pas, l’oiseau calligraphe, rouge, débusque la lumière. Les mots du poète et les images de l’artiste vibrent dans une résonnance intime. Ils se marient pour raconter la même tendre histoire : celle des enfants de grand vent qui jouent avec le soleil et écoutent le murmure des étoiles. Une chanson de la vie, que les lecteurs entendront longtemps.

Murielle Szac

Je m’enivre de miel sauvage
je roule sur un tapis de mots
griffe leurs écorces
mordille leurs racines
froisse des feuilles

Puis je m’oursonne doucement
dans la tanière d’un poème. »

Paru le 17 octobre 2019

Éditeur : Editions Bruno Doucey

Genre de la parution : Jeunesse

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Alejandro Jodorowsky

C’est comme ouvrir un menhir avec les mains

Cessez de chercher, vous êtes la porte
et les gardiens qui en interdisent l’accès.
Chaque pas vous éloigne du nombril
chimères assoiffées d’aventure.
Vous croyez que le mariage vous libère de la mort
ou que l’argent vous marque dans la hiérarchie divine.
Cessez de chercher, la conscience est le philtre magique,
L’œil capable de rejoindre les orbites vides de Dieu
traversant la mort. Personne ne se rencontre soi-même
en parcourant les mers ou en explorant les cavernes.
C’est difficile, comme ouvrir un menhir avec les mains
car notre âme est plus dure que la pierre.

Alejandro Jodorowsky, Traduit de l’espagnol (Chili) par Martin Bakero et Emmanuel Lequeux
dire ne suffit pas, no basta decir, Le Veilleur Éditions, 2003.