La voix des autres n°4

Auteur : Carlos Henderson

<i>La voix des autres n°4</i>

SOMMAIRE
"Il faut toujours écouter parler en soi
la voix des autres" Monny de Boully

- Florence Noël : Les fantômes de l’infini peu
- Didier Manyach : Zéro Heure
- Katy Rémy : Récits de la grande peste
- Camille Loty Malebranche : Désenchantement
- Jean-Marc La Frenière : Qu’avons-nous fait de la beauté du monde ?
- Yann Orveillon : La Passion Rimbaud
- Ghyslaine Leloup : Ce monde en germination n’attend que notre courage
- Tahar Bekri : Palestine Salam
- Jullian Isabelle : Les Murs Hauts
- Pedro Vianna : J’étais là
- André Laude : Poèmes retrouvés
- CAHIER SPÉCIAL emmanuelle k : Les brutes (version intégrale)
- Tristan Cabral : Hôpital Général
- Christian Erwin Andersen : La norme jubilatoire (Réflexion, suivie d’un choix de poèmes)
- Nathalie Riera : ClairVision
- Carlos Henderson : L’excès noir
- Cristina Castello : Marées
- Jean Joubert : Le retournement de la parole
- Cristian Ronsmans : La poésie est-elle un jeu ?
- Flaviano Pisanelli : (Italie) : Genesi/Genèse
- Xavier Laïné : Front de brume et eau
- Paul Mari : D’un pays qui n’existe pas encore
- Dom Corrieras : Poèmes inédits
- Marcel Moreau : Verbe et Vénus
- André Chenet : Secret poème (Extraits)
- Umar Timol : Sang (Extrait)
- Werner Lambersy : Coïmbra (Extraits)
- Pier Mayer-Dantec : poèmes

- A lire, à voir, à découvrir (Présentations, Événements, Actualités)

- Zen & Haïku (Essai d’André Chenet)

Responsable de la publication : André Chenet - Conseiller littéraire : CE Andersen,
Conseiller artistique-maquette : Dom Corrieras - Dessin de couverture : Pascal Gabet
Impression : CAP 49, av. Georges Clémenceau BP 21 101 - 06002 Nice Cedex 1 Tél. 04 93 44 55 08

Site provisoire : http://poesiedanger.blogspot.com/
voixdesautres@wanadoo.fr

Paru le 1er mai 2010

Éditeur : La voix des autres

Genre de la parution : Revue

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.