LansKine

Maison d’édition nantaise et parisienne, LansKine attentive à la modernité, publie principalement de la poésie et des textes littéraires d’auteurs francophones porteurs d’une exigence langagière ou d’un ton…

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Il était une demi-fois

13 juin 2019

Il était une demi-fois

" Des poèmes pour les grands, les petits et les autres… Tiens, tiens, voilà qui est curieux. Les grands, on les connaît, ils lisent le journal, gagnent de l’argent et se serrent la main quand ils se rencontrent dans la rue.
Les petits aussi on les connaît bien, et comment, puisque c’est nous ! On crie dans la cour, on rit à table et on a plein de questions à poser tout le temps à nos parents. Beaucoup plus de questions qu’ils n’ont de réponses.
Mais les autres ? Qui sont les autres ? Peut-être les (…)

Ourlets II

29 mai 2019

Ourlets II

Ourlets II, un ouvrage à quatre mains, père et fille, l’un jardine et note les événements du quotidien, l’autre lui vole ses mots, les restitue simplement et dessine le portrait de ce père qui lui échappe souvent

Ce qui sauterait aux trois yeux du Martien fraîchement débarqué

29 mai 2019

Ce qui sauterait aux trois yeux du Martien fraîchement débarqué

Que verrait l’extraterrestre - le Martien - qui marcherait parmi nous ? Quels seraient ses étonnements ? Ses colères ? Ses profondes incompréhensions ? Que saisirait-il de nos actes ? Que percerait-il de notre obscurité ? De nos craintes ? Que lirait-il sur nos visages ? Aurait-il la patience de creuser la gravité jusqu’à atteindre le noyau furtif de ce qui continue pourtant à nous faire avancer sans renoncer (…)

Rivages oubliés

24 mai 2019

Rivages oubliés

Chrétien d’Orient en Syrie, Gebran Saad est devenu un étranger dans son propre pays en raison de la guerre et en raison de sa religion. Il a dû alors s’exiler, comme beaucoup de ses compatriotes (« Le Poème de Syrie » ou encore « Pilules et talisman dans la poche de l’immigré »). L’exil, dans sa poésie toute en délicatesse et élégance, devient voyage, rencontre, car, comme le dit la grande poétesse libano-syrienne Etel Adnan dans la préface de ce recueil « le malheur ne peut se vivre que comme un voyage, un (…)

Transport commun

9 mai 2019

Transport commun

Qu’il s’agisse de voyage ou de traversée, d’amour ou d’ambition,Transport commun nous achemine entre politique et intime, intime etuniversel, toujours avec la violente franchise qui caractérise l’écriture de Rim Battal. Tanger, où se côtoient l’occidental voyageur et la misère, Melania Trump et la sainteté de la playmate, ou encore la vie d’une jeune femme, l’amour, la maternité, tels sont les thèmes qui parcourent le (…)

Transparaître

8 février 2019

Transparaître

Les questions de l’enfermement et du mutisme traversent son oeuvre, qui traite aussi des questions du genre, des relations hommes/femmes, des effets de l’altérité, de la place donnée à la sexualité. Son travail sur la langue repousse les frontières du sens en le déjouant, bouscule les codes syntaxiques, explore l’espace linguistique en toute liberté.Dans Transparaître, l’auteure tente de circonscrire, à partir de son expérience et dans un style frontal et accessible quoique toujours poétique, ce qui (…)

La porte le rêve

12 octobre 2018

La porte le rêve

Récit d’une histoire vécue, la porte, le rêve se veut combat contre ce qui minimise le travail et l’importance de l’activité onirique — que celle-ci se manifeste durant la nuit, ou durant le jour ; qu’elle se limite apparemment à une intimité ou bien s’inscrive, de façon évidente, en un intérêt commun, pour tous.
Combat, parce que tout d’abord témoignage : c’est avec la plus grande rigueur que Christophe Lamiot Enos, puis Chelsea Mortenson, en de superbes aquarelles, se sont voués à exprimer ce qui s’est (…)

La somme de ce que nous sommes

1er avril 2018

La somme de ce que nous sommes

À présent, le ciel est bleu. Avez-vous remarqué comme le ciel d’alors était bleu ? Toujours bleu ? Bleu dans la chair de nos souvenirs. Bleu dans la conscience aiguë que nous en avions. Est-ce parce que nous ne sortions que lorsqu’il faisait beau ? Ou est-ce parce que le temps gomme les nuages ? Je ne sais, mais avançons cette hypothèse : si le ciel est toujours bleu, c’est que l’enfance est le lieu de la clarté la plus vive (clarté du commencement, clarté du point d’origine). Si le ciel est toujours (…)

Demain l'instant du large

1er avril 2017

Demain l’instant du large

La mer omniprésente et l’homme part, à la recherche d’un ailleurs. tu iras sans prudence dans le vent qui dure rien ne t’oblige à te souvenir des coutumes…

Au bord de Sereine Berlottier

2 mars 2017

Au bord de Sereine Berlottier

Pour accompagner ceux qui vont mourir, il faut des mots. Dessiner un lieu pour l’adresse, une adresse vivante, obstinée. Abriter le récit dans le poème. Accueillir le fragmentaire, laisser le temps habiter le livre, ses boucles, ses réminiscences, ses trous. Tenir au bord et continuer.
Au Bord, premier volume de la collection Poéfilm, un vidéo-poème réalisé par Sébastien Rongier avec Sereine Berlottier et Jean-Yves Bernhard au saxo accompagne le livre à retrouver sur viméo. (…)

Poème
de l’instant

Qui veille sur la cigogne aveugle

Le bloc-notes sous l’oreiller

Je le retire à l’aube
du profond de mes songes.
Ma main a gribouillé,
en toute liberté, dans le noir.
J’en décrypte à peine les signes,
on dirait des inscriptions rupestres.
Je me suis adressée à moi-même
des messages d’ailleurs.
Et l’aube se précise
grâce à leur imprécision.

Blaga Dimitrova, 1922-2003, Qui veille sur la cigogne aveugle, traduit du bulgare par Vera Marinova, Revue Europe, 1990.