LansKine

Maison d’édition nantaise et parisienne, LansKine attentive à la modernité, publie principalement de la poésie et des textes littéraires d’auteurs francophones porteurs d’une exigence langagière ou d’un ton…

Contact

39 rue Félix Thomas

44000

Nantes

Concessions chinoises

1er décembre 2016

Concessions chinoises

L’Empire du Milieu est happé par une évolution galopante, "Concessions chinoises" en donne une description sensible et réaliste mais reliée à son histoire. Ce texte poétique interroge aussi la société occidentale, prise en otage entre vitesse, technologie, recherche du gain à tout prix et sa fascination d’un orient fantasmé qui n’est plus.
Ce livre n’est pas une relation de voyage mais, comme l’évoque la polysémie du titre, une relation d’effroi fasciné dans une langue apparemment tranquille et simple à (…)

Veille de Nathalie Michel

1er décembre 2016

Veille de Nathalie Michel

"Est-il donc journal ? Non pas récit des jours mais autre chose, l’en soi réel lié aux sensations émises par tout ? Béquille au poème qui ne se fait plus ? Nécessaire." Ce texte, nécessaire, comme le sont l’air, l’eau, les mots pour dire un monde complexe et beau.

La vie à l'usage de Manuel Daull

1er septembre 2016

La vie à l’usage de Manuel Daull

je
prends le temps de vous écrire
quelques mots
quelques phrases
alors que je ne
sais pas encore
ce que je viens vous dire-là
sur ce territoire de l’écriture
j’y suis habitué

La fête des mots de Bengt Emil Johnson

1er septembre 2016

La fête des mots de Bengt Emil Johnson

Un univers glacé qui suscite les apparitions. La nature entoure et pénètre l’âme, porosité angoissante. Mais parfois, il faut célébrer juste le jour, suspension de l’instant. Ce texte, La Fête des Mots (Ordens Fest), d’une grande force d’évocation, est considéré par le poète suédois Joar Tiberg comme le recueil le plus important de Bengt Emil Johnson.

Sept lettres de Crète

20 mai 2016

Sept lettres de Crète

Dans ces lettres adressées à sa fille, écrites depuis la Crète, Christophe Lamiot Enos raconte les différents lieux, événements, rencontres qu’il fait lors de son séjour mais aussi et surtout comment la vie quotidienne irrigue son écriture. « Que transmettre d’un court voyage d’été, à l’étranger ? Pourquoi ? Sous quelles formes ? Une première réponse, tout d’abord, s’impose. Il n’y a pas, pour l’écrivain, de vacances au sens où il pourrait se défaire momentanément de l’activité qui est la sienne pour passer à (…)

Fée et le froid de Jacques Estager

1er mai 2016

Fée et le froid de Jacques Estager

Fée est dans mon Froid,
aux jours passés d’hier on ne la retrouvera plus.
Cette autre robe que de la Fée, (je) la mets
avec moi coucher sur moi,
au Jour d’aujourd’hui et de son fantôme non sous le ciel,
dans le vent qui dans notre soir s’efface seul,
et eux déjà reviennent seuls le vent et le soir

Bois de peu de poids été -automne

1er mai 2016

Bois de peu de poids été -automne

tomate + basilic = été au jardin
dans ton assiette / avec tous les étés
de tous les jardins / celui-là même
qui paresse devant toi & d’autres
plus à l’ouest souffrant du manque
de pluie / malgré le ciel nuageux
cet après-midi / une averse en soirée
ici / l’été avec ses roses éphémères /
ses feuilles qui chutent déjà là-bas /
t’apprend-on / au-delà des haies
du bocage & des marais / le basilic
en lamelles + une tomate en rondelle /
des mots qui t’ouvrent un présent
de futurs regrets d’étés au (…)

Elle(s)

1er mars 2016

Elle(s)

Kouam Tawa prête sa voix aux femmes africaines pour chanter leur destin. Femme soumise à la famille, à l’homme, à la société, aux regards des autres, elle dit ses désirs et ses regrets, ses révoltes aussi dans une langue mélodieuse. Proche par sa forme des chants , des mélopées, la parole est âpre, le regard sans concession.
Extraits :
J’aurais aimé aller ailleurs. Voir de près ce qui est au loin. Voir de loin ce qui est auprès. Sourire à d’autres yeux. Serrer des mains nouvelles.
J’aurais aimé aller (…)

La vie moins une minute

1er novembre 2015

La vie moins une minute

Elle ne pèse presque rien
le bassin s’entrouve sur le corps
se perd dans la lessive frémissante
Dure. Pure. Salée. Salive.
il faut être prêt à en payer le prix

Faire le mur d'Emmanuèle Jawad

1er novembre 2015

Faire le mur d’Emmanuèle Jawad

FAIRE LE MUR rassemble cinq sections qui sont autant de propositions de formes. Si la référence photographique et filmique reste très présente, le projet ici, sur un axe thématique - le mur - est de permettre, dans l’exploration de formes d’écriture, un tissage de liens temporels et géographiques.
Extrait
radars l’éclairage arrache aux abords hagards
migrants au mur d’où les caméras hissées
filment l’acier longs cylindres de béton fossés
en plein champ plans de capture gris fronce
l’ombre zone (…)

Poème
de l’instant

Ana Istarú

Saison de fièvre

Yo soy el día.
Mi pecho izquierdo la aurora.
Mi otro pecho es el ocaso.

Je suis le jour.
Mon sein gauche l’aurore.
Le droit, le crépuscule.

Anna Istarú, Saison de fièvre, Traduit de l’espagnol (Costa Rica) par Gérard de Cortanze, La Différence, Éditions Unesco, 1997.