LansKine

Maison d’édition nantaise et parisienne, LansKine attentive à la modernité, publie principalement de la poésie et des textes littéraires d’auteurs francophones porteurs d’une exigence langagière ou d’un ton…

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Gravité / Gravedad de Sandrine Cnudde

1er octobre 2015

Gravité / Gravedad de Sandrine Cnudde

11 juin 2005
Il en faut de l’avenir
pour s’arracher au gouffre des mers,
penchée,
penchée.
Gravité/Gravedad est une traversée des Pyrénées cap à l’ouest qui s’étale sur cinq étés. Sorte de journal poétique où sont notés les instants fugaces, la sensation du corps en marche, le souffle haletant, l’effort de la montée, les rencontres avec la montagne et ceux qui y vivent. 51 étapes pour souvenir, rattachées à une date précise pour ne pas sombrer dans l’oubli. Et cinq grandes respiration rythment chaque (…)

L'amour, chère Madame Schubert… d'Ewa Lipska

1er septembre 2015

L’amour, chère Madame Schubert… d’Ewa Lipska

Collection Ailleurs est aujourd’hui
Le volume propose un livre d’Ewa Lipska paru en 2013 en Pologne chez Wydawnictwo Literackie, à Cracovie. Le travail sur la langue fait ici preuve d’une inventivité toujours renouvelée qui s’ancre dans l’exploitation des nouvelles formes de langage de notre époque, de notre société, de ses différentes composantes pour explorer le réel, c’est-à-dire les notions de temps et d’espace, d’identité, de mode d’être au monde, en relation avec autrui. Et le poète nous surprend. (…)

Les heures grecques de Guillaume Decourt

1er septembre 2015

Les heures grecques de Guillaume Decourt

Argent
Notre vieux chauffeur de taxi se signe
Lorsque nous passons devant une église
Il dit qu’on a laissé la Grèce en rade
Que l’Europe est une vraie mascarade
Coupe les vivres à ceux qui s’enlisent
L’arithmétique le bateau la vigne
L’olivier d’Elytis c’est de la po-
Ésie mais il faut aussi de l’argent
La radio diffuse un rébétiko
Qui dit l’amour et le malheur des gens

Les énergies, nous de Bruno Normand

1er mai 2015

Les énergies, nous de Bruno Normand

Dans Les énergies, nous, Bruno Normand note l’instant du désir, de la tension dans le flux de la vie, mots, images dans la richesse du monde. Une brosse de chiendent, une clé, une jambe de bois, l’étoile polaire, les êtres, les lieux, l’énergie entre les corps, il note et restitue la multiplicité des sensations, triviales et merveilleuse mêlées dans un texte foisonnant.

exil/exit bérénice

1er mars 2015

exil/exit bérénice

Extrait
j’oublie tout jusqu’à l’ombre au service des ombres brodées à mes talons je ne sais qui je suis
ni si je suis vivante entre les dents d’un mort
ni si je suis en paix ni si je suis en guerre

Contours du piège d'Etienne Paulin

1er novembre 2014

Contours du piège d’Etienne Paulin

Quatre ensembles de textes poétiques constituent Contours du piège, quatre chants souvent énigmatiques, traversés par une écriture inventive et fantaisiste, usant du langage come d’un nid de chausse-trappes et conduisant son lecteur dans des régions insoupçonnées. Patrice Maltaverne a évoqué au sujet de cette poésie "cette impression que n’importe quoi peut survenir au détour d’un vers, d’une phrase. Cette attitude dégagée avec la vie, cette manière d’être plutôt ironique, ce regard aristocratique sur (…)

<i>Incertitude de la note juste</i>

1er avril 2014

Incertitude de la note juste

lentement au plat de la douleur du monde
second se dessine au fond de nos yeux
parallèle aux ressauts de la vie
l’ailleurs rameuté les soirs de cafard

Qui s'oppose à l'Angkar est un cadavre

1er février 2014

Qui s’oppose à l’Angkar est un cadavre

C’est un voyage dans le Cambodge d’aujourd’hui pas encore - à peine - sorti de son passé.
Ce texte poétique - suivi d’un livret d’opéra - s’affronte à l’inarcération, la torture, l’enfermement. Il traite des crimes contre l’humanité perpétrés par les khmers rouges : souffrances qu’un peuple s’est infligé à lui-même.
"Le roi des macaques
se faufile
furtif
perché
derrière la maison du feu
à l’orée de la nuit khmère
un chapeau rouge
rappelle le sang des (…)

Tournant le dos à

1er février 2014

Tournant le dos à

Chaque jour est un recommencement, rien ou si peu ne semble surnager, si peu, corner la page d’un livre, la saveur de quelques mots, l’illusion d’un dialogue, l’envolée des nuages, le passage des heures. On dit pourtant « ce fut une belle journée » pour oublier le goût de la terre.
Un texte épuré et le temps s’écoule peu à peu, sans haine, sans bruit, sans colère vers une fin inexorable.
Ecrivain, traducteur, Michaël Glück a écrit aussi bien des pièces de théâtre que des textes pour la danse et les (…)

Pourquoi la vie est si belle ? (avec Néo et un peu d'oiseaux - pour aider-)

1er février 2014

Pourquoi la vie est si belle ? (avec Néo et un peu d’oiseaux - pour aider-)

Texte écrit au fil d’une disparition et d’un deuil (dans sa quotidienneté et son travail) le temps d’un printemps. Tendu à répliquer à l’interpellation : Pourquoi la vie est si belle ? (Arthur H).
Un long poème en prose. Fragments, bandeaux, petites phrases solitaires tandis que se trame une narration.
Née à Brest, Corinne Le Lepvrier est intervenante-animatrice d’ateliers d’écriture. Ses nécessités d’écrire sont liées à la féminité, l’intériorité, à l’enfance, les origines et les mots (…)

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.