LansKine

Maison d’édition nantaise et parisienne, LansKine attentive à la modernité, publie principalement de la poésie et des textes littéraires d’auteurs francophones porteurs d’une exigence langagière ou d’un ton…

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Qui s'oppose à l'Angkar est un cadavre

1er février 2014

Qui s’oppose à l’Angkar est un cadavre

C’est un voyage dans le Cambodge d’aujourd’hui pas encore - à peine - sorti de son passé.
Ce texte poétique - suivi d’un livret d’opéra - s’affronte à l’inarcération, la torture, l’enfermement. Il traite des crimes contre l’humanité perpétrés par les khmers rouges : souffrances qu’un peuple s’est infligé à lui-même.
"Le roi des macaques
se faufile
furtif
perché
derrière la maison du feu
à l’orée de la nuit khmère
un chapeau rouge
rappelle le sang des (…)

Tournant le dos à

1er février 2014

Tournant le dos à

Chaque jour est un recommencement, rien ou si peu ne semble surnager, si peu, corner la page d’un livre, la saveur de quelques mots, l’illusion d’un dialogue, l’envolée des nuages, le passage des heures. On dit pourtant « ce fut une belle journée » pour oublier le goût de la terre.
Un texte épuré et le temps s’écoule peu à peu, sans haine, sans bruit, sans colère vers une fin inexorable.
Ecrivain, traducteur, Michaël Glück a écrit aussi bien des pièces de théâtre que des textes pour la danse et les (…)

Pourquoi la vie est si belle ? (avec Néo et un peu d'oiseaux - pour aider-)

1er février 2014

Pourquoi la vie est si belle ? (avec Néo et un peu d’oiseaux - pour aider-)

Texte écrit au fil d’une disparition et d’un deuil (dans sa quotidienneté et son travail) le temps d’un printemps. Tendu à répliquer à l’interpellation : Pourquoi la vie est si belle ? (Arthur H).
Un long poème en prose. Fragments, bandeaux, petites phrases solitaires tandis que se trame une narration.
Née à Brest, Corinne Le Lepvrier est intervenante-animatrice d’ateliers d’écriture. Ses nécessités d’écrire sont liées à la féminité, l’intériorité, à l’enfance, les origines et les mots (…)

1,2,3 Soleil de Sophie Roch-Veiras

1er février 2014

1,2,3 Soleil de Sophie Roch-Veiras

Ce texte, à partir de fragments poétiques, est le récit de l’agonie et de la mort d’un homme écrit par celle qui l’a accompagné. Une histoire de famille face à l’inconcevable et des textes, photographies d’instants importants ou légers, qui, sans pathos, relatent des moments doux, amers, violents. Un regard plein d’acuité non dénué de tendresse qui n’oublie pas une sorte d’humour… politesse du désespoir.
Enseignante-chercheuse à l’Université Catholique de l’Ouest (Angers), Sophie Roch-Veiras est spécialiste (…)

La chambre morte

1er février 2014

La chambre morte

Vous m’avez dit : « Il y a de la lumière ». Vous avez sauté par dessus le portail, dans la nuit. Franchi les quelques dizaines de mètres jusqu’au panneau de bois encadré d’un fil clair. Derrière le volet, la télé continue son bavardage. Elle se fout bien de savoir si quelqu’un l’écoute ou non, elle pond mécaniquement son train d’images.
« On va devoir entrer – Oui, forcez une porte ». L’espoir s’amenuise, mais pourtant. Je me souviens, une fois, maman n’avait pas voulu répondre, elle croyait que c’était une (…)

Des rapprochements de Bruno Normand

1er juin 2012

Des rapprochements de Bruno Normand

Etre disponible, tel est le secret, être capable d’accueillir. Des rapprochements en témoignent sans cesse. Ce qui importe, constamment, la vivacité de la sensation et de la réflexion qui en est inséparable, mais la saisie ne sera vraiment forte que si elle est transcrite aussitôt dans le langage qui convient, débarrassé enfin des entraves qui l’empêchent de vibrer.

Vélo vole d'Armelle Leclercq

1er juin 2012

Vélo vole d’Armelle Leclercq

"Flou
Enfance, délimitation du mone
Inconnue :
Croire qu’on peut marcher sur l’eau,
Qu’il suffit pour voler d’un vélo volant,
Prendre les toits de l’usine Michelin
Pour des toboggans,
Supposer que les chats griffent
avec leurs moustaches pointues."

Poème
de l’instant

Jean-Pierre Verheggen

Courage / Courrèges

Rappelons-nous que la poésie se niche aussi
dans les voisinages, tant congrus qu’incongrus,
- voire crus ! - de mots parfois peu congénères
qui sommeillent dans le même dictionnaire !
Qu’on les réveille et voilà le substantif courage,
apparemment sans cousinage avec la poésie,
qui soudain s’accoquine, de manière inattendue,
avec André Courrège, le grand couturier,
inventeur , dans les années 60 de la jupe-culotte
qu’osèrent porter en rue de courageuses femmes
prêtes à affronter les quolibets, les regards
lubriques, les injures et autres harcèlements
machistes d’effrontés « passant qui passent »

Saluons donc, aujourd’hui plus que jamais,
ces « hirondelles printanières », ces militantes
avant-gardistes qui n’hésitèrent pas -ô avril ! -
« à se découvrir d’un fil » pour défendre

la Beauté et la Liberté poétique de leur corps !

Jean-Pierre Verheggen « Courage / Courrèges », inédit pour le Printemps des Poètes 2020