Le Baladin de Paris

Auteur : Charles Dobzynski

<i>Le Baladin de Paris</i>

Paris est une ville magique que les poètes depuis des siècles n’ont cessé de parcourir et de chanter. Mais c’est une ville qui change constamment avec le temps. Charles Dobzynski a toujours vécu à Paris. La ville hante de diverses façons ses poèmes et ses proses. Le Baladin de Paris, c’est le chanteur ambulant qui sillonne la ville jusqu’en ses secrets, ses étrangetés, ses nouveautés qui surgissent à chaque pas : ici, les cybercafés, les portables, la ville en grève, les vélib’, les fantômes de la Bastille ou du Sacré-Cœur, le Quai de la Mégisserie où tomba un Résistant inconnu, le cimetière juif caché de la rue de Flandres… Le poète voit dans la capitale un prisme dont il tente de transcrire les diverses polychromies et facettes. Dans ce cycle, dont l’humour est le contrepoint, il adopte le plus souvent le ton et les rythmes de la chanson populaire ou de la fable qui met en marche les monuments, les animaux et les souvenirs légendaires.

Poèmes illustrés de photographies de Louis Monier.

Paru le 1er septembre 2012

Éditeur : Le Temps des cerises

Genre de la parution : Livre d’artiste

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.