Le Cadre et le clou, notes d’atelier

Auteur : Bernard Ascal

<i>Le Cadre et le clou, notes d'atelier</i>

Ces notes ont été rédigées durant les longues périodes de travail solitaire dans l’atelier. Sans doute dialoguais-je avec moi-même, à mon insu. Aussi le soir, après avoir déposé mes pinceaux, il n’était pas rare que je trouve sur la table jouxtant mon chevalet quelques lignes écrites à la hâte dont je ne me souvenais pas les avoir rédigées. Cet ensemble esquisse donc un parcours personnel, mais également celui de nombreux compagnons de route qui se sont extraits de l’anonymat sans pour autant accéder à la grande notoriété. (extrait de la postface).

Rassemblées ici dans leur « jus » initial, elles révèlent des mouvements d’humeur et d’humour qui questionnent à la fois le comment et le pourquoi de l’activité artistique. Doutes, déceptions, colères, mais aussi espoirs et secrète certitude du créateur que n’entament ni l’imperfection du geste ni l’arrogance d’un Marché dans le moule duquel on ne se coulera pas. Et ce qui est dit ici de la peinture trouvera aisément écho bien au-delà, quels que soient l’époque, le lieu ou le mode d’expression.

Paru le 1er septembre 2011

Éditeur : Rhubarbe

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.