Le Castor Astral

Poésie contemporaine

Mode de diffusion
Volumen

Année de création : 1975

Nombre de parutions par an : 8 pour la poésie

Tirage moyen : 1000

Accepte de recevoir des manuscrits (mais les chances d’être publié sont minimes - sur une réception de 1500 manuscrits, un seul est publié)

Contact : Jean-Yves Reuzeau
tél : 01 48 40 14 95
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Pantin

La Cueillette des mûres de Miriam Van hee

1er novembre 2006

La Cueillette des mûres de Miriam Van hee

Miriam Van hee est l’une des voix les plus subtiles de la nouvelle poésie néerlandaise. Ses poèmes s’éloignent autant des recherches expérimentales que des tendances actuelles d’une certaine poésie prosaïque. Son lyrisme est discret, mais son désir de réconciliation avec la vie dans ses flux et ses reflux lui confère une démarche dont la simplicité et l’efficacité ne cessent d’émouvoir. Dans le recueil La Cueillette des mûres, Miriam Van hee nous parle de voyages, d’animaux, d’art et d’amour, toujours sur le (…)

Prophéties

1er septembre 2006

Prophéties

Préface de Didier Périz.
Le propos de Prophéties est de mettre à jour ce qui, dans notre société, s’oppose à l’émergence du poème dans le langage quotidien et, au delà, à toute formulation poétique visant à instaurer un dialogue avec une intériorité reconquise. Chaque poème n’est pas seulement ici une mise en garde contre un futur qui est déjà une part maudite de notre présent, mais un appel violent aux mémoires. Le DVD JOINT AU LIVRE reprend trente textes interprétés et mis en musique (rock, au sens très (…)

Esthétique de l'Oulipo

1er septembre 2006

Esthétique de l’Oulipo

L’oulipien, pour écrire certaines de ses œuvres, s’impose des « contraintes ». Contraintes de forme, de sens, de langue, etc. Il n’est certes pas le premier à les pratiquer avec jubilation—la littérature fourmille de formes et de règles, parfois oubliées. Mais lui, s’attache à les recenser, à les ressusciter, à en créer de nouvelles. La démarche oulipienne enthousiasme certains lecteurs, en laisse d’autres perplexes : c’est qu’elle repose sur une complicité culturelle. Cet ouvrage de référence, conçu par un (…)

La réalité n'a rien à voir

1er juin 2006

La réalité n’a rien à voir

"Ce que nous nommons " réalité "
est une partition de l’oubli
la mélodie des termes mis à
l’éffusion des choses hors de leur nom :
l’ouïe est monotonement bercée
nous respirons dans l’indolence, or
cela qui venait de nulle part
avec son immense manière d’être
ce " là " fugitif et musical
à moi seul sensible semblait-il
c’était le rai de la coulisse où
s’affublait la matière innombrable
stationnaire et active du (…)

Regarde, tu vois

1er avril 2006

Regarde, tu vois

Cette suite poétique s’intéresse à la langue en tant que territoire de tous les possibles. La langue et ses formes. La langue et ses désirs. La langue et le réel qu’elle transforme, traquant mot à mot le commencement des choses. Du regard naît la route, celle des horizons intérieurs, celle du choc des diversités. Avec ses tensions et ses chants, vibrante et sonore, cette langue célébrant Jack Kerouac raconte les nécessités d’un présent éclaté. L’identité individuelle et collective trace ici ses urgences (…)

Après le paysage de Franck Laurent

1er octobre 2005

Après le paysage de Franck Laurent

Prix de poésie Max-Pol Fouchet
préface de Claude Mourthé
Tout notre bruit est oublié
dehors les rues
feulent à peine
Rechargeons-nous la ville ici
dans le silence de la nuit, des livres
des fleurs en vase ?
Si seulement nous pouvions croire en être l’âme
ou quelque chose de ce genre
en plus ténu.

La lave et l'obscur de Pierre Colin

1er octobre 2005

La lave et l’obscur de Pierre Colin

Bouche au vent, la cité parle
Bouche au vent, la cité parle.
Passé la porte, la cié dort.
Les voix brûlent dans l’âtre noir.
Dans les mots gémissants, l’azur vole,
cheveux lisses, front noir.
La jeune fille est sous la cendre et son chignon défait
s’enroule dans les vagues…
Elle ondule, elle ondoie, elle emplit de son corps,
la bouche inassouvie, la cité engloutie
La cité ouvre sa gueule de ciel noir,
cité jalouse, gavée d’offrandes.
Là où se tient le maître des caresses.
Reins ouverts au (…)

Poèmes dissolus de Luuk G RUWEZ

1er septembre 2005

Poèmes dissolus de Luuk G RUWEZ

Collection Escales du Nord
poèmes traduits du néerlandais (Belgique) par Marnix Vincent
édition bilingue
Luuk Gruwez (1953) a fait ses débuts à vingt ans avec le recueil Stofzuigergedichten (Poèmes d’aspirateur), dont les poèmes narratifs frappent par leur caractère oral. Dans son œuvre, il ne craint pas les grands sentiments : sa poésie est un plaidoyer pour la sensualité, pour le courage d’être extravagant, pour le culot émotionnel, pour le lyrisme. Avec Miriam Van hee notamment, il a été considéré (…)

Les amnésiques n’ont rien vécu d’inoubliable

1er septembre 2005

Les amnésiques n’ont rien vécu d’inoubliable

Maintes fois réédité, ce livre hilarant et ludique rassemble mille réponses à la question "A quoi tu penses ?" Joyeusement cynique, l’auteur prend les idées à rebrousse-poil pour offri un petit traité de morale alerte et ironique. Avec en prime un affectueux clin d’oeil à Georges Perec.
Pensées ludiques, dans la nouvelle collection "Millésimes".

La cendre des mots, poèmes 1989-2005

1er juin 2005

La cendre des mots, poèmes 1989-2005

"Voici venu pour Jean Portante de se rassembler, de faire le point en réuinssant quelques images de lui-même, éparses, distribuées au fil des ans. Comme un relevé de traces ou d’empreintes donnant à reconnaître un parcours, avec vérification de présence ou d’identité.
Il y a dans les poèmes de Jean Portanteplein de départs. Et sans doute plus de départs que d’arrivées, tant il est vrai qu’une poésie comme la sienne, toute d’ouverture et d’élans, et de mouvements sans cesse recommencés, est plus (…)

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.