Le Castor Astral

Poésie contemporaine

Mode de diffusion
Volumen

Année de création : 1975

Nombre de parutions par an : 8 pour la poésie

Tirage moyen : 1000

Accepte de recevoir des manuscrits (mais les chances d’être publié sont minimes - sur une réception de 1500 manuscrits, un seul est publié)

Contact : Jean-Yves Reuzeau
tél : 01 48 40 14 95
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jyreuzeau@wanadoo.fr

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93500

Pantin

Ma peau ne protège que vous

1er mai 2015

Ma peau ne protège que vous

Pour Laure Cambau, pianiste et poète, il n’existe ni murs ni frontières entre parole et musique… Sur le fil électrique des voyelles, les oiseaux des consonnes se posent : « De la musique avant toute chose. »
Au centre d’un monde profondément absurde, dans un désordre programmé de tous les sens, qui sont les héros de cette mythologie du quotidien ? Un infirmier, une folle, un architecte soliloquent en parallèle et remplacent les divinités antiques dans un « Olympe à l’envers ». Une fugue à trois voix (…)

La perte du temps

1er avril 2015

La perte du temps

Werner Lambersy réussit dans ce recueil l’amalgame difficile entre deux types de sensibilité : occidentale et orientale.
"Tous les jours
j’arrose une petite plante
verte
sans savoir si elle a soif
je donne du pain
aux oiseaux sans savoir
s’ils ont faim
je prends
une plume et du papier
et j’attends"

Au tour de l'amour de Véronique Biefnot et Francis Dannemark

1er mars 2015

Au tour de l’amour de Véronique Biefnot et Francis Dannemark

Un regard qui s’attarde, le sillage d’un parfum, un geste suspendu, une voix qui résonne… Le coeur prend toute la place et quelque chose peut commencer, qui va durer plusieurs secondes ou toute une vie.
Entre prose, poésie et dessins, Au tour de l’amour évoque tantôt des moments de séduction éphémère, tantôt la magie fragile et mystérieuse qui unit profondément deux êtres.
« Au-dessus de nous, des nuages font
et défont le paysage du ciel,
rappelant que le temps est compté
d’avoir des ailes et de (…)

Psychanalyse et poésie contemporaine

1er mars 2015

Psychanalyse et poésie contemporaine

Installant sur le divan analytique quelques poètes majeurs contemporains (Yves Martin, Yves Bonnefoy, Bernard Noël, Frank Venaille, André Laude, Jean-Louis Giovannoni, Michel Leiris, André Breton, Henry Bauchau, Daniel Biga, etc.), Jean-Luc Maxence, en psychanalyste d’inspiration jungienne (n’oubliant jamais l’apport de Freud), revisite les connivences et les rapports
souvent incestueux entre la cure d’âme et les aveux violents de la poésie d’aujourd’hui. Il bouscule avec force et vigueur les idées (…)

La chambre turque

1er mars 2015

La chambre turque

Essaouira, de nos jours. Arthur a quitté Paris quelque temps pour la chaleur marocaine. Une après-midi, alors qu’il flâne dans le dédale des ruelles de la ville, il se retrouve face à la devanture d’une échoppe d’antiquités. Il tombe en admiration devant un cahier de cuir rouge. « On veut me rendre folle », lit-il à la dérobée. Il n’a alors pas conscience de l’importance que va prendre cette (…)

Reste d'hirondelle d'Ulrike Draesner

1er février 2015

Reste d’hirondelle d’Ulrike Draesner

Ulrike Draesner dramatise la langue allemande. En la décalant, la distordant, la court-circuitant, la pliant et dépliant. En la battant comme on bat un fer chaud, en lui faisant vomir les entrailles, saigner les plaies, lui mettant le couteau sous la gorge, lui appliquant le scalpel sur la peau. Mais aussi en la caressant, dans et contre le sens du poil. Parfois pointe le dialectal, le bavarois, qui procure le mot que l’allemand ne possède pas. Explosent donc les mots qui se recollent en (…)

Une femme sans pays Eavan Boland

1er février 2015

Une femme sans pays Eavan Boland

Prendre la parole dans un pays comme l’Irlande, trouver sa place dans une tradition poétique majoritairement masculine n’allait pas de soi. C’est ce parcours passionné et paradoxal que retrace ce choix de poèmes publiés entre 1974 et 2014. La rencontre de la poésie de Sylvia Plath ainsi que son suicide en 1963 montrent très tôt à Eavan Boland la nécessité de sortir de l’impasse de la dichotomie entre la femme et le poète. Se délivrant du carcan classique, elle laisse éclater sa révolte en tirades (…)

Venezia central de F.J. Ossang

1er janvier 2015

Venezia central de F.J. Ossang

Venezia Central
réunit des textes s’échelonnant sur une vingtaine d’années. Chacun d’eux marque le seuil d’une mutation, car telle est bien la fonction de la poésie : forcer un passage que la prose ni aucun récit cinématographique ne saurait former. Retour à la nudité rythmique des mots. Avec le recul du temps, ces textes semblent matérialiser le passage d’épreuves concises après lesquelles une ouverture s’est opérée – rien ne sera plus identique après eux, tant ils procèdent d’une expérience (…)

Blaise Pascal et moi dans la voie lactée

1er janvier 2015

Blaise Pascal et moi dans la voie lactée

Jacques Darras cherche à réaliser une synthèse entre la poésie médiévale française, la poésie épique américaine du XXe siècle et le surréalisme belge. S’affirmant aujourd’hui comme l’héritier direct des poètes médiévaux du nord de la France (Arras), il parle dans ses poèmes de son rapport à la mort, de ses amis écrivains et comédiens (Jacques Bonnaffé, Gérard Pfister, Georges Guillain, etc.), de l’Univers qu’explore l’astrophysique moderne, dialoguant avec Blaise Pascal sur les raisons de ne pas désespérer de ces « (…)

Visions de Bob Dylan

1er juin 2014

Visions de Bob Dylan

Rares sont les poètes qui offrent au jazz ou au rock un livre, ou même un poème. Zéno Bianu a déjà consacré trois recueils remarqués dédiés à Chet Baker, Jimi Hendrix et John Coltrane, publiés entre 2008 et 2012 au Castor Astral. Avec ce nouvel opus, Visions de Bob Dylan, il s’attache à dresser le « portrait poétique » d’un auteur-compositeur majeur du XXe siècle qui a toujours revendiqué la poésie comme la clé même de son œuvre. Héritier direct de la Beat generation (et reconnu comme tel par Allen Ginsberg et (…)

Poème
de l’instant

Charles Cros

Sonnet

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : « Comme il est bête ! »
En somme, je suis mal côté.

J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.

Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.

J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal ;
Des roses, des roses, des roses !

Charles Cros, « Sonnet », Le Collier de griffes.