Le Castor Astral

Poésie contemporaine

Mode de diffusion
Volumen

Année de création : 1975

Nombre de parutions par an : 8 pour la poésie

Tirage moyen : 1000

Accepte de recevoir des manuscrits (mais les chances d’être publié sont minimes - sur une réception de 1500 manuscrits, un seul est publié)

Contact : Jean-Yves Reuzeau
tél : 01 48 40 14 95
castor.editeur@wanadoo.fr
jyreuzeau@wanadoo.fr

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Pantin

Mots de passe

1er mars 2014

Mots de passe

Le mot de passe est une clé qui permet d’ouvrir un domaine secret et d’y pénétrer. On trouve ici des lieux et des acteurs très divers, des paysages, de minuscules insectes, le beau dieu de Thérouane ou l’histoire d’Actéon. Ce qui relie ces sujets, c’est l’idée que le plus petit insecte est porteur de l’univers entier, et que seule la poésie, grâce à ses « mots de passe », peut le faire sentir.
« Nous aurons lentement vieilli dans le fragile
avec ce paysage minime, qui s’ébroue
jusqu’à faire naître
tout (…)

Elégies pour ma mère

1er septembre 2013

Elégies pour ma mère

Poète visionnaire, Seyhmus Dagtekin impressionne les auditeurs dans ses lectures publiques. Il imagine se faire un monde, une maison avec des mots qui ne seraient même pas les siens. Il croit au verbe, à la force instituante de la parole. Il est en quête permanente du lien fondateur entre le mot et les êtres. Élégies pour ma mère marque le lien profond qu’il entretient entre sa langue maternelle, le kurde, et sa langue d’adoption, le français. Il renoue ainsi avec le Kurdistan à travers la langue (…)

Lapins, lapins de Luo YING

1er septembre 2013

Lapins, lapins de Luo YING

C’est de l’enfer dont il est question dans ces textes. La nouveauté est que la vision du lieu prolixement décrit par Dante revienne aujourd’hui, réadaptée à notre temps, de Chine. Double exotisme, en somme !
Luo Ying contredit l’expression classique de la sagesse taoïste, fondée sur un plus ou moins grand détachement vis-à-vis du pouvoir politique. Sa version ironique de l’Enfer exprime une critique universelle de nos sociétés modernes, tous horizons (…)

Poésie irlandaise contemporaine

1er septembre 2013

Poésie irlandaise contemporaine

collectif collectif
Cette anthologie (bilingue) de poésie irlandaise contemporaine (textes parus depuis l’année 2000) vient combler un manque important dans la connaissance de la poésie européenne contemporaine. « Existe-t-il écrivain plus ancré dans sa terre natale et ses légendes, et en même temps plus ouvert au monde, que le poète irlandais ? » s’interroge Jacques Darras dans son éclairante préface. Cette poésie a reçu la consécration grâce au prix Nobel de littérature reçu par Seamus Heaney en 1995. (…)

Ici dans ça

1er juin 2013

Ici dans ça

Ici, ici par l’impossibilité de voir, ici par la scission du voir, tu te rappelles de la confusion liée au sommeil, à son manque, tu te rappelles de la bête, celle qui s’effondre dans la masse de ne plus voir, de l’absence de vision, la bête d’action, le çaction, toutes ces possibilités de sutures entrelaçantes, celles qui nouent le silence agissant à l’absence trouée du soi passivé, masse mouvante, masse de terre qui prend forme et sort du sol, sort de l’eau maternelle, qui sort d’on ne sait où, de (…)

Coeur chronique

1er juin 2013

Coeur chronique

Le « Lexique continu des émotions » est un recensement de ce qui a fait écho émotionnel et se trouve ici retranscrit tant en vers qu’en prose. L’absence d’ordre alphabétique se veut pied de nez ; c’est un jeu à l’intérieur du jeu, comme un désordre secret. « Penser/classer », disait Perec, avec aussi une dimension de jeu, soit le besoin, et dans le jeu même, de s’y retrouver. Le projet prend à la lettre la fameuse expression de work in progress : une œuvre quasiment « in-finissable ». « Continu » indique donc (…)

Après le tremblement

1er juin 2013

Après le tremblement

Après le tremblement clôt à la fois un triptyque et ouvre un cycle nouveau. Avec Le Travail du poumon se disait la langue qui dans la langue respire, l’italien « poumonnant » à l’intérieur du français. Puis est venu La Réinvention de l’oubli où déjà le tremblement, celui de la terre de là-bas, de l’origine donc, a touillé dans le système voulant que de l’oubli ou de la mémoire, ce fût cette dernière qui toujours rafle la mise. Et voici Après le tremblement, qui est la mise à mort du poumon. Le 6 avril 2009, ce (…)

La dernière écriture du simplicié

1er avril 2013

La dernière écriture du simplicié

Matthieu Messagier s’est imposé depuis les années 1970 comme l’auteur d’une œuvre singulière marquée par une syntaxe brisée et un sens de la vitesse qui, décuplant la force sonore du vers comme sa souplesse rythmique, pulvérise l’immédiateté d’un sens univoque au profit d’un kaléidoscope de sensations. La dernière écriture du simplicité prolonge cette démarche unique dans la poésie contemporaine francophone. Matthieu Messagier, immobilisé dans un moulin, isolé dans une forêt à laquelle il appartient, sans (…)

<i>Et pendant ce temps-là</i>

1er avril 2013

Et pendant ce temps-là

« D’après Fukushima, tel fut d’abord le titre de ce livre. Commencé dans la campagne normande peu avant la catastrophe nucléaire du 11 mars 2011, il fut marqué par ses retombées et les nouvelles qui l’entourèrent. Un séjour d’études au Japon dut être remis à l’automne. La seconde partie de ce livre en dit les occurrences. »
Jean-Luc Steinmetz
« La grâce de tout poème authentique – ainsi que ceux que signe ici Jean-Luc Steinmetz – est de se relier à tous les autres et de les relier à l’intérieur de lui (…)

<i>Journal de la lumière & journal de l'ombre</i>

1er mars 2013

Journal de la lumière & journal de l’ombre

Préface de Bernard Noël Peinture de Marc Feld
« On croit s’avancer dans l’évidence et on se retrouve dans l’inconnu », écrit Bernard Noël dans sa préface à Journal de la lumière & journal de l’ombre. Cette phrase est certainement la clé d’un livre qui s’emploie à déjouer la logique des lumières et des ombres, qui sont nos doubles, nos complices ou nos impostures. Le sentier emprunté est celui d’une forme à deux modules : de brefs tercets y alternent avec des proses, le tout entrecoupé de fables, de (…)

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.