Le Castor Astral

Poésie contemporaine

Mode de diffusion
Volumen

Année de création : 1975

Nombre de parutions par an : 8 pour la poésie

Tirage moyen : 1000

Accepte de recevoir des manuscrits (mais les chances d’être publié sont minimes - sur une réception de 1500 manuscrits, un seul est publié)

Contact : Jean-Yves Reuzeau
tél : 01 48 40 14 95
castor.editeur@wanadoo.fr
jyreuzeau@wanadoo.fr

Contact

52 rue des Grilles

93500

Pantin

Laisser verdure

1er octobre 2012

Laisser verdure

« Sous l’éclairage de ce que Maurice Denis disait d’un tableau, on pourra se rappeler qu’un poème, avant d’être un instant donné, l’éclair d’une rencontre, une rêverie en marche, un monde habité, est essentiellement un espace plan recouvert de mots en un certain ordre assemblés. Ce sont les désordres de cet ordre-là que l’auteur est allé interroger. De leurs innombrables et incessantes réponses – l’une prenant aussitôt la place de l’autre –, il a tenté de réunir les voies et de rassembler les voix : celles-là (…)

D'autres annonciations

1er septembre 2012

D’autres annonciations

poèmes 1980-2012
"La douleur : notre fruit
plus écarlate que le sel.
Nous aimions comme on pleure en rêve
absents
et le coeur posé à côté de nous
sur la margelle…"

Longtemps j'ai cru mon père immortel

1er juin 2012

Longtemps j’ai cru mon père immortel

"pendant plus d’un demi-siècle
je ne l’ai pas vu vieillir
inoxydable au comptoir
increvable au volant
un ogre devant l’assiette
toujours ce malicieux désir de durer
longtemps j’ai cru
mon père immortel"

Et chaque lent crépuscule de Wilfred Owen

1er mai 2012

Et chaque lent crépuscule de Wilfred Owen

traduit par Barthélémy Dussert et Xavier Hanotte
Mise à l’honneur par Benjamin Britten dans son célèbre War Requiem, aujourd’hui traduite par Barthélémy Dussert et Xavier Hanotte, l’œuvre de Wilfred Owen, aussi poignante que brève est enfin rendue accessible au public français par le biais d’un choix de poèmes et de lettres. Un immense poète à découvrir.
Depuis leur première parution en 1920, ces poèmes ont été constamment réédités en Angleterre. Au fil du temps, l’œuvre de Wilfred Owen a dépassé son statut (…)

Violente vie

1er avril 2012

Violente vie

La poésie de Marie-Claire Bancquart est attentive aux mots et aux rythmes, exigeante dans la recherche de l’expression la plus simple et la plus serrée possible. Cette écriture interroge et explore l’étrangeté de notre condition : la joie devant l’objet, la bête ou l’arbre, sans oublier l’amitié ni l’amour – mais, inversement, la violence des guerres et le caractère fatal de notre mort. Elle tente ainsi de constituer un univers très concret de communication entre l’homme et les autres espèces, entre (…)

Qui surligne le vide avec un cœur fluo ? de Fabrice Melquiot

1er mars 2012

Qui surligne le vide avec un cœur fluo ? de Fabrice Melquiot

« Je voudrais qu’écrire de la poésie soit la chose la plus simple du monde. Je voudrais que ce soit simple d’en lire. Je voudrais que ce soit donné à tout le monde. Je voudrais que tout le monde sache que c’est simple et que c’est donné. Je voudrais que chaque poème se rêve en amant, ami, père ou musique. Je voudrais que, plus tard, ma fille lise ces poèmes sans penser que son père est un ringard. Je voudrais parler à chacun comme à un ami. Je voudrais que chacun reçoive ces poèmes comme une solide Qui (…)

John Coltrane (méditation)

1er mars 2012

John Coltrane (méditation)

Musicien culte, considéré comme le saxophoniste le plus révolutionnaire et le plus influent de l’histoire du jazz, John Coltrane n’a cessé de mener une quête fascinante. Du be-bop au free-jazz, transcendant toutes les étiquettes, annonçant toutes les avant-gardes, il a porté sa musique à un niveau d’expression jamais atteint.
Comme disait Miles Davis : « John Coltrane s’est lui-même transformé en diamant. » Multipliant les aventures musicales les plus singulières, il a inventé une modernité radicale, (…)

<i>Nous nous attendons</i>

1er mars 2012

Nous nous attendons

Dans L’Ange nécessaire, Wallace Stevens affirrme que le poète « se réalise seulement lorsqu’il voit son imagination devenir lumière dans l’esprit des autres ». Ainsi peut-il « aider les gens à vivre leur vie ». En d’autres termes, le travail de l’imagination est d’éclairer le monde existant, mais sans se confondre avec lui : résister tout autant que répondre à « la pression de la réalité ». Or, un peintre, depuis des décennies, accomplit cela avec force et discrétion. Vous ne verrez dans ce livre aucun tableau (…)

Notes d'un griot de Los Angeles Griot Notes from L.A. de Kamau Daáood

1er mars 2012

Notes d’un griot de Los Angeles Griot Notes from L.A. de Kamau Daáood

L’AUTEUR Kamau DAÁOOD, poète natif de Los Angeles, participe activement à la scène artistique afro-américaine angelina depuis une quarantaine d’années. Adolescent lors des émeutes raciales de Watts de 1965, il fait ses premières armes auprès des poètes et écrivains de la Watts Writers Workshop, dans un quartier marqué par un renouveau des arts communautaires. À la fin des années 1960, il rejoint le célèbre Pan African People’s Arkestra de Horace Tapscott, pianiste hors pair dédié corps et âme à la (…)

De chair et de mots

1er mars 2012

De chair et de mots

Parce que « nous sommes des êtres de chair et de mots », ainsi qu’il le répète, Michel Baglin a toujours cru que « le chant exige et la langue et la peau ». Cette anthologie couvrant un parcours de presque quarante ans témoigne de cette recherche d’équilibre. « Les mots nous blessent et la blessure nous invente. » Pas de fuite ici : on y fait « allégeance à la lumière, à la terre, à la pluie, au navire en partance, à la fontaine claire comme à l’alcool des nuits ». On se détourne du paysage intérieur pour (…)

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.