Le Castor Astral

Poésie contemporaine

Mode de diffusion
Volumen

Année de création : 1975

Nombre de parutions par an : 8 pour la poésie

Tirage moyen : 1000

Accepte de recevoir des manuscrits (mais les chances d’être publié sont minimes - sur une réception de 1500 manuscrits, un seul est publié)

Contact : Jean-Yves Reuzeau
tél : 01 48 40 14 95
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Pantin

Le Sauvage des Quatre-Chemins

1er juin 2007

Le Sauvage des Quatre-Chemins

Roman ? Récit ? Souvenirs ? Daniel Biga nous laisse volontairement dans cette incertitude. Encore que le sous-titre, « Conte des jours ordinaires », mêlant les notions de rêve et de réalité, de durée quotidienne et de temps imaginaire, donne quelque indication sur le traitement qu’il fait subir à l’histoire du « Sauvage des Quatre-Chemins ». Histoire, bien sûr, et histoires croisées. Dans cette période allant de 1940 au tout début des années 1950, nous revivons ou découvrons quelques images de l’occupation (…)

Juste un pont sans feu

1er juin 2007

Juste un pont sans feu

"Je tente d’habiter un souffle, une transversalité et de le faire à travers mes langues, sans que cela m’éloigne de ceux qui habitent les autres langues et géographies. Tisser des liens dans cette transversalité et les vivre intensément. Un Kafka, un Dostoïevski, un Artaud, un Deleuze, Un Rûmi font partie de ma chair. Mais littéralement. Je me dis, tout comme j’appartiens à l’humain, aussi tout ce qui est humain m’appartient que je tente de relier avec ce pont, sans (…)

Le bonheur ne dort que d'un œil de Lise Mathieu

1er avril 2007

Le bonheur ne dort que d’un œil de Lise Mathieu

Le bonheur ne dort que d’un oeil est un long poème de la contemplation, du recueillement et de la méditation, où, d’une manière générale, la nature tout entière est convoquée pour constituer l’âme du recueil : l’eau, la pluie, les saisons, les odeurs de terre et d’eau, le parfum des feuilles mortes, les cycles du jour et de la nuit. Le traitement auquel les éléments sont soumis témoigne du respect que leur voue Lise Mathieu, qui a l’art de les présenter incarnés, vivants, dotés de sens, qui voient, qui (…)

Le planteur de virgules Marie Ketline Adodo et Isabelle Normand

1er avril 2007

Le planteur de virgules Marie Ketline Adodo et Isabelle Normand

La poésie comme un scalpel ou un coupe-coupe, comme un outil pour travailler cette matière si particulière de la langue et des mots. N’importe quelle langue, n’importe quels mots. Elle laboure et elle ensemence. Elle sculpte et elle dessine. Elle exalte et recrée la gamme infinie des sons, des images et des rythmes. Par le côté ludique de cette approche, la poésie devient un sarcloir au service de l’apprivoisement de la langue et un déclencheur d’apprentissage. Ce guide est destiné à tous ceux que (…)

Le travail du poumon

1er mars 2007

Le travail du poumon

"LORSQUE J’ECRIS
c’est comme si je plongeais une Aspirine dans un verre d’eau. Voilà du moins ce que je voudrais. Diluer la langue ainsi utilisée, afin que, dissoute, elle se mette à nu, comme on le dit d’un câble électrique qui, quand on le touche, met à mort. La mise à mort, ce serait l’histoire. Mon histoire. Une histoire que l’écriture a tendance à effacer. Mais qui, disparaissant, s’agite tel un poisson bouté hors de l’eau.
LA BALEINE ME VIENT A (…)

La Cueillette des mûres de Miriam Van hee

1er novembre 2006

La Cueillette des mûres de Miriam Van hee

Miriam Van hee est l’une des voix les plus subtiles de la nouvelle poésie néerlandaise. Ses poèmes s’éloignent autant des recherches expérimentales que des tendances actuelles d’une certaine poésie prosaïque. Son lyrisme est discret, mais son désir de réconciliation avec la vie dans ses flux et ses reflux lui confère une démarche dont la simplicité et l’efficacité ne cessent d’émouvoir. Dans le recueil La Cueillette des mûres, Miriam Van hee nous parle de voyages, d’animaux, d’art et d’amour, toujours sur le (…)

Prophéties

1er septembre 2006

Prophéties

Préface de Didier Périz.
Le propos de Prophéties est de mettre à jour ce qui, dans notre société, s’oppose à l’émergence du poème dans le langage quotidien et, au delà, à toute formulation poétique visant à instaurer un dialogue avec une intériorité reconquise. Chaque poème n’est pas seulement ici une mise en garde contre un futur qui est déjà une part maudite de notre présent, mais un appel violent aux mémoires. Le DVD JOINT AU LIVRE reprend trente textes interprétés et mis en musique (rock, au sens très (…)

Esthétique de l'Oulipo

1er septembre 2006

Esthétique de l’Oulipo

L’oulipien, pour écrire certaines de ses œuvres, s’impose des « contraintes ». Contraintes de forme, de sens, de langue, etc. Il n’est certes pas le premier à les pratiquer avec jubilation—la littérature fourmille de formes et de règles, parfois oubliées. Mais lui, s’attache à les recenser, à les ressusciter, à en créer de nouvelles. La démarche oulipienne enthousiasme certains lecteurs, en laisse d’autres perplexes : c’est qu’elle repose sur une complicité culturelle. Cet ouvrage de référence, conçu par un (…)

La réalité n'a rien à voir

1er juin 2006

La réalité n’a rien à voir

"Ce que nous nommons " réalité "
est une partition de l’oubli
la mélodie des termes mis à
l’éffusion des choses hors de leur nom :
l’ouïe est monotonement bercée
nous respirons dans l’indolence, or
cela qui venait de nulle part
avec son immense manière d’être
ce " là " fugitif et musical
à moi seul sensible semblait-il
c’était le rai de la coulisse où
s’affublait la matière innombrable
stationnaire et active du (…)

Regarde, tu vois

1er avril 2006

Regarde, tu vois

Cette suite poétique s’intéresse à la langue en tant que territoire de tous les possibles. La langue et ses formes. La langue et ses désirs. La langue et le réel qu’elle transforme, traquant mot à mot le commencement des choses. Du regard naît la route, celle des horizons intérieurs, celle du choc des diversités. Avec ses tensions et ses chants, vibrante et sonore, cette langue célébrant Jack Kerouac raconte les nécessités d’un présent éclaté. L’identité individuelle et collective trace ici ses urgences (…)

Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.