Le Chedid

Auteur : Andrée Chedid

Le Chedid

Collection : Petits albums Dada
Illustrateur : Laurent Corvaisier
Une sélection de 19 poèmes qui couvre l’ensemble de son œuvre poétique depuis Textes pour une figure (1948), jusqu’à ses derniers recueils.

L’auteur

Andrée Chedid, poète, romancière et dramaturge, née au Caire en 1920, s’est éteinte à Paris en 2011. Avec des mots simples, dont la profondeur se dévoile peu à peu, elle n’a jamais cessé d’exprimer sa foi en l’Homme, la force de l’élan vital qui traverse le monde, l’amour de l’Autre ou la beauté des paysages méditerranéens, livrant au passage un message humaniste nourri de sagesse orientale.

L’illustrateur

Laurent Corvaisier, peintre et illustrateur, est l’auteur de plusieurs dizaines d’ouvrages pour la jeunesse parus chez Gallimard jeunesse, Albin Michel, Rue du Monde, Hachette Jeunesse… Il enseigne par ailleurs à l’ENSAD et au lycée Corvisart.
Son travail sur la couleur et ses compositions naïves reflètent un imaginaire poétique vibrant. Ses images chantent la vie, le rêve, la nature, et forment un écrin lumineux aux poèmes d’Andrée Chedid.

La collection :
Les petits albums Dada c’est d’abord une émotion esthétique et poétique à partager entre générations. Un artiste ou un illustrateur contemporain y dialogue au fil des pages avec un poète, un auteur, une culture. Entre anthologie et livre d’art, les Albums Dada proposent à chacun de franchir très simplement ce « pont » qui nous relie aux créateurs, aux artistes, et aux explorateurs d’émotions de tous les temps et de tous les pays…

Tranche d’âge : Les Albums Dada s’adressent aux enfants, à partir de 9/10 ans, à leurs parents et grands-parents.

Paru le 1er mars 2012

Éditeur : Mango/album Dada

Genre de la parution : Jeunesse

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.