Le Cœur vivant des ombres

de Delphine Durand

Le Cœur vivant des ombres

Peintures : Hubert Haddad

« On sort, revient ou ne revient pas de ces pages sans être quelque peu pantelant. C’est que Le cœur vivant des ombres possède une telle intensité, expressive, sensible, historique, personnelle, universelle, ô combien singulière toutefois, recèle de telles fulgurances et brasse tant de vies en son apocalypse que l’on en titube, stupéfait, bouleversé par ce qui rassemble tout l’amour, toutes les profanations et toute l’innocence du monde. Nous sommes confrontés, ici, à une espèce de cime vertigineuse : tout pourrait dès lors s’écrouler, s’envaser dans la fange nauséeuse du temps et des horreurs subies, mais tout s’éveille, ou bruit, battements d’ailes et carcasses d’anges dont on recueillerait les cendres, passion, étreinte, si bien que c’est un chant qui s’élève, né du paroxysme affectif autant que d’une égarante bonté. » Lionel Bourg

Paru le 16 octobre 2020

Éditeur : Le Réalgar

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Serge Sautreau

Rivière je vous prie

Loin, un instant, des rives, souvenons-nous, riverains des cours de porcelaine, souvenons-nous des loges de verre, entre flammes et idoles, où se pâmaient le mythe, la révolte, les tyrannies de la fin…

Loin, à l’instant, loin du poumon fertile, c’est l’origine qui appelle avec de longs herbiers ondulant sous la nacre, laissant apercevoir des sables habités, des galaxie solubles, des à-pics de massifs coulés s’engloutissant dans le vert sombre.

Pour invoquer. Pour éveiller le dieu. Pour ne jurer de rien. Pour accueillir. Rivière.

Serge Sautreau, Rivière je vous prie, Éditions l’Atelier le Ciel sur la Terre, 1997