Le Courage - Spectacle d’ouverture

Bataclan

Autour de Sandrine Bonnaire
Avec aux poèmes : Joël Bastard et Denis Lavant
À la musique : Alice Botté (guitare), Gaspar Claus (violoncelle),
Marcello Giuliani (contrebasse - banjo - basse),
Pedro Soler (guitare), Erik Truffaz (trompette)
& en compagnie de Frank Desmaroux (clown) et Svetlana Zindovic (tissu)…

Pour oser Le Courage au Bataclan, Sandrine Bonnaire a voulu s’entourer de son poète contemporain fétiche, Joël Bastard, ainsi que des musiciens qui lui sont chers : Alice Botté, Marcello Giulani et Erik Truffaz.

Avec aussi Denis Lavant, aux côtés de Gaspar Claus et Pedro Soler, pour une effraction poétique à nulle autre pareille.

Et un salut à Boris Vian qui aurait peut-être bien voulu, en plus de sa vie en forme d’arête / sur une assiette bleue, avoir 100 ans en ce 10 mars prochain au Bataclan…

Les textes lus par Sandrine Bonnaire, Denis Lavant et Alice Botté sur la scène du Bataclan ont été :
Joël Bastard : « Journal foulé aux pieds »
Jacques Higelin : « Lettres d’amour d’un soldat de vingt ans »
Assia Djebar : « Sous les cerisiers »
Louis Aragon : « Le vieil homme »
Federico Garcia Lorca : « Chant funèbre pour Ignacio Sanchez Mejìas »
Boris Vian : « Ils cassent le monde »
Claro : « Comment rester immobile quand on est en feu »
André Chedid : « La poésie, le poème »
Joël Bastard : « La clameur des lucioles »


Informations pratiques
Mardi 10 mars - 20h30 (ouverture des portes 19h30)
Bataclan - 50 Boulevard Voltaire, 75011 Paris

Tarif : 20 euros (hors frais de réservation en ligne)
des places au tarif « -20 ans » à 10 euros sont disponibles.

Pour réserver, rendez-vous sur : Billetterie en ligne
Ou bien dans le réseau Fnac.

Poème
de l’instant

Georges Didi-Huberman

Survivance des lucioles

Les lucioles, il ne tient qu’à nous de ne pas les voir disparaître. Or, nous devons pour cela, assumer nous-mêmes la liberté du mouvement, le retrait qui ne soit pas repli, la force diagonale, la faculté de faire apparaître des parcelles d’humanité, le désir indestructible. Nous devons donc nous-mêmes - en retrait du règne et de la gloire, dans la brèche ouverte entre le passé et le futur - devenir des lucioles et reformer par là une communauté du désir, une communauté de lueurs émises, de danses malgré tout, de pensée à transmettre. Dire oui dans la nuit traversée de lueurs, et ne pas se contenter de décrire le non de la lumière qui nous aveugle.

Georges Didi-Huberman, Survivance des lucioles, Éditions de Minuit, 2009.