Le Lieu dénudé

de Cyrille Guilbert

Le Lieu dénudé

Cyrille Guilbert est né à Boulogne-sur-Mer en 1973. Il est Professeur de Lettres dans un lycée lillois. Pour le reste, aucune autre passion que pour la chose écrite, du roman à la poésie et j’insiste sur ma conviction que, des deux genres, c’est la poésie qui tire aujourd’hui son épingle du jeu, par la grande liberté qu’elle permet aux créateurs, par l’évident vivier qui grouille, loin des regards du « grand public », certes, mais c’est peut-être une chance… Le monde marchand a phagocyté le roman, pas la poésie. À propos des poèmes de Le Lieu dénudé, Paul Farellier écrit (in revue Les Hommes sans Epaules) : « Ce livre de Cyrille Guilbert est une œuvre forte. Sa lecture est impressionnante surtout en raison de la profondeur de la méditation et de la rudesse de la confrontation à la mort, à l’énigme de notre condition et à l’absence/présence divine. La langue est d’une pureté classique et l’auteur se tient à l’écart de tout « poétisme » de l’expression. Aucune séduction par l’image. Mais, souvent, la parole frappe et atteint. »

Paru le 20 novembre 2019

Éditeur : Librairie Galerie Racine

Genre de la parution : Recueil

Support : Livre papier

Poème
de l’instant

Jean-Louis Rambour

33 poèmes en forme de nouvelles (ou l’inverse)

Il arrive fréquemment que les hommes aient peur des chevaux. Certains jouent les indifférents, d’autres ne cachent pas leur inquiétude. Pégase, le cheval divin, avait des ailes d’ange à faire peur. Incitatus avait une écurie de marbre, une mangeoire en ivoire, à faire peur. Sur la tombe de son cheval, Alexandre fonda la ville de Bucéphalie et provoqua peur et questionnement. Mais là, là, dans ce champ jaune, il s’agit de retourner les terres les plus empierrées, car tout le monde ne possède pas encore son Massey Ferguson. Auquel on ne prête ni ailes ni ombres.

Jean-Louis Rambour, 33 poèmes en forme de nouvelles (ou l’inverse), Cahiers du Loup bleu, Les Lieux-Dits, 2020.