Le Mézenc Boréal

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Le triomphe de la poésie

1er mai 2016

Le triomphe de la poésie

Jean Chaudier est né au Chambon-Sur-Lignon (Haute-Loire), mais ses parents l’ayant emmené à Lyon lorsqu’il avait un an, il est resté fidèle à cette ville où il a fait ses études et carrière dans l’administration. Il est aussi resté fidèle à son lieu de naissance, ce haut plateau entre Ardèche et Haute Loire, où il revient toujours avec infiniment de bonheur.
Il pratique de manière continue les livres, la peinture, le vélo et il parcout volontiers les paysages du monde (…)

Un ciel de grand feuillage

1er mars 2014

Un ciel de grand feuillage

"Ce cahier de notes
Poèmes dans le feu
Du langage
Et le silence en vagues…"

Comme à travers le silence

1er avril 2012

Comme à travers le silence

"C’est un loup qui traverse
La nuit et les cloches sonnent
Dans la forêt et nous vivons
Avec la foudre au coeur
Du langage…"

Le secret de nos jours

1er novembre 2010

Le secret de nos jours

EN OUVERTURE
Ignoble, les dentelles
de l’amour se déchirent
Liseurs effrontés que votre sang
S’écoule jusqu’aux ruisseaux
Du soleil !
Je monte sur la scène
Le secret se drape de velours
Petit Dieu, empreur ès poubelles
Je règne dépoudré
Et
Je tends vers cet horizon
Interrogation qui harcèle
D’une distance qui nous rapproche
Aussi

Le chant poétique

1er septembre 2008

Le chant poétique

"Observations du monde
Les contraires en actions
L’entraînement dans les dédales
Un effrondrement se produit
Et le bavardage raconte si peu
Du temps qui passe…"

Des poèmes sur le talus

1er septembre 2005

Des poèmes sur le talus

I
Poète ce n’est pas tout
De baguemauder dans
La grande ville
Il est temps de chanter
Dans ton arbre des
Origines

Cette terre des origines

1er mai 2004

Cette terre des origines

Cette terre des origines : le lieu de naissance du poète qui a écrit, en six chants, un hymne tout à la gloire de ce haut plateau entre Ardèche et Haute Loire.
De ce pays d’arbres, d’herbe et de vent,
De ce pays d’au-dessous des volcans.

Poème
de l’instant

Stéphane Crémer

La Terre

Au sortir d’un rêve à Brasilia j’ai empoigné
la terre, déjà si âcre à mes mains
que leurs paumes m’ont paru des papilles
d’où montait un goût avec son parfum.

Quelqu’un est mort bien loin ce matin
et j’ai pensé, en me baissant jusque là
pour l’emporter à mon tour, que je saurais
l’y ensevelir à ma manière en secret.

Ainsi – car n’allons pas priver la poésie
de sa logique : ni car ni ainsi ne sont proscrits
du poème, ni aucuns mots, pourvu qu’ils s’unissent
en pensée par-delà les marges noires du faire-part ! – ,

ainsi je garde près de moi, dans des flacons
comme une épice sur l’étagère de ma cuisine,
ce pigment rouge du Brésil dont je sais qu’un jour,
empesé à l’amidon de mon choix, un beau jour

nous partagerons la délicieuse peinture mitonnée
qui montrera, aussi bien qu’une Joconde enfin
pour de bon éclipsée de son cadre, ce qu’il reste
de cette disparition : un paysage, et son horizon !

Stéphane Crémer, compost, Éditions isabelle sauvage, 2013.