Le Monde est si grand

Auteur : Alain Serres

Illustrations de Loren Batt

Sur chaque page, au centre, se trouve une illustration en forme d’objet, une simple phrase l’accompagne. Pour le
coquillage, « Le monde est si bruyant », pour la chaussure, « Le monde est si rapide », pour la goutte d’eau, « Le monde est si lourd »…
A l’intérieur de chaque objet, c’est le monde merveilleux
et coloré de Loren Batt qui bouillonne de vie. Le foisonnement des détails captive le jeune lecteur. Il repère, il cherche, il énumère. Il ne se lasse pas de faire des découvertes dans les scènes surréalistes de ces illustrations.
Ici, c’est un chien à tête d’homme qui dévore un clavier de piano. Là, un garçon de café qui porte une ville moye
nageuse sur la tête…
Puis, c’est la surprise, « Le monde est si grand et moi je
suis si petit ». L’image qui accompagne cette chute est immense, comme un zoom arrière sur une ville miniatu
re avec des centaines d’éléments insolites et poétiques. Mais « Quand je me tais, conclut le livre, tout le monde
entend mon silence… » Un zèbre guitariste que l’on n’avait même pas repéré dans la foule sort alors son
masque et pose sa guitare : c’est un enfant.
Le monde est si grand est un livre haut en couleur et en imagination qui raconte simplement que chacun est indispensable au monde et donc aux autres.

Paru le 1er mars 2004

Éditeur : Rue du Monde

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.