Le Monde est si grand

Auteur : Alain Serres

Illustrations de Loren Batt

Sur chaque page, au centre, se trouve une illustration en forme d’objet, une simple phrase l’accompagne. Pour le
coquillage, « Le monde est si bruyant », pour la chaussure, « Le monde est si rapide », pour la goutte d’eau, « Le monde est si lourd »…
A l’intérieur de chaque objet, c’est le monde merveilleux
et coloré de Loren Batt qui bouillonne de vie. Le foisonnement des détails captive le jeune lecteur. Il repère, il cherche, il énumère. Il ne se lasse pas de faire des découvertes dans les scènes surréalistes de ces illustrations.
Ici, c’est un chien à tête d’homme qui dévore un clavier de piano. Là, un garçon de café qui porte une ville moye
nageuse sur la tête…
Puis, c’est la surprise, « Le monde est si grand et moi je
suis si petit ». L’image qui accompagne cette chute est immense, comme un zoom arrière sur une ville miniatu
re avec des centaines d’éléments insolites et poétiques. Mais « Quand je me tais, conclut le livre, tout le monde
entend mon silence… » Un zèbre guitariste que l’on n’avait même pas repéré dans la foule sort alors son
masque et pose sa guitare : c’est un enfant.
Le monde est si grand est un livre haut en couleur et en imagination qui raconte simplement que chacun est indispensable au monde et donc aux autres.

Paru le 1er mars 2004

Éditeur : Rue du Monde

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Carl Norac

Avant de tout dire

Toute la beauté du monde, je ne peux pas te la dire. Mais rien ne m’empêche d’un peu l’approcher avec toi.

Il y a de si grands murs qui cachent les jardins, des dépotoirs au bord des plages, des ghettos dans des îles, tant de blessures aux paysages.

Par bonheur, un peu de splendeur demeure alentour et le dire, même tout bas, par amour, c’est croire encore qu’un jour, nous irons la trouver, toute la beauté du monde.

Carl Norac, « Avant de tout dire », Le livre des beautés minuscules, Éditions Rue du Monde.