Le Port a jauni

« Les éditions Le port a jauni sont basées à Marseille, où certains jours de pluie, le port a jauni.

Nos livres sont choisis pour leur dimension poétique et artistique. Certains albums initialement publiés en Égypte, au Liban ou au Soudan sont traduits de l’arabe et adaptés dans une version bilingue (collection Albums arabes). D’autres sont issus d’une création et jouent avec le double sens de lecture du français et de l’arabe : parfois le livre tourne et retourne comme une roue, parfois il se lit comme un calendrier, ou encore de gauche à droite et de droite à gauche comme un palindrome linguistique (collection À double sens). La série Promenade en bord de mer propose à deux artistes du bord de la Méditerranée d’écrire et illustrer sur un même thème deux histoires qui sont rassemblées dans un même livre. La collection Poèmes propose un voyage pour les enfants dans l’univers de la poésie arabe traduite et adaptée, et dans des écrits contemporains illustrés. La collection Histoires courtes est dédiée à de courts romans ou recueils de nouvelles bilingues et illustrés, pour des lecteurs adolescents. »

Contact

58, rue des Trois Frères Barthélémy

13006

Marseille

Les herbes folles

1er octobre 2019

Les herbes folles

Dessins de Eugénie Rambaud.
Traduit en arabe par Golan Haji.
Les herbes folles est une promenade qui s’attarde sur un épi de blé, une flaque d’eau, le chant d’un oiseau, le déplacement d’un colimaçon. La poésie d’Angélique Villeneuve suit les sensations du corps, une paille entre les dents. La marche, le sol, le ciel, elle sautille et elle roule, alors le chemin devient rivière, elle explore les éléments. Eugénie Rambaud a tracé un fil continu, de page en page. Un fil dessiné, cousu ou collé, pour (…)

Pomponpompon

1er septembre 2019

Pomponpompon

Illustrations de Catherine Chardonnay.
Traduit et adapté en arabe par Golan Haji.
Pomponpompon est un recueil de poésies-comptines pour les tout-petits. La consigne était le jeu ! Jeux de mots, jeux d’enfants, comptines d’aujourd’hui qui jouent avec celles d’autrefois. Les autrices font surgir de leur imaginaire un monde à la fois magique et ludique, surprenant et émouvant. Elles nous entraînent dans le monde inédit des mariés du fourbi, où l’on peut arroser son petit frère, devenir méchantante et (…)

L'enfant bleu

1er juin 2019

L’enfant bleu

Peintures de Zeynep Perinçek.
Traduit en arabe par Aymen Hacen.
Il est au bord de l’eau, les mouettes rient dans le ciel, il a une pelle et un seau l’enfant ne parle pas, le ciel ne dit rien, les nuages passent, il ne sait pas les compter. Sur un plage, l’enfant déplace son regard, s’arrête aux algues, aux flots et aux animaux qui l’entourent, observe un gros monsieur qui ronfle, se bat avec d’autres enfants qui marchent sur son sable, puis joue avec eux à bâtir des châteaux… L’enfant bleu est une (…)

Roubaiyat de la mer

1er juin 2019

Roubaiyat de la mer

Illustrations de Walid Taher.
Traduit de l’arabe (dialecte égyptien) par Stéphanie Dujols.
Les roubaiyat sont des quatrains philosophiques, humoristiques et ludiques. Sayed Hegab (1940-2017) était un poète égyptien auteur de poésie pure, de poèmes chantés et de chansons pour enfants. Riche et limpide, son œuvre est écrite en dialecte égyptien. La spiritualité de l’enfance, la philosophie des petites gens, les histoires tissées par le temps et la sagesse de la mer animent sa poésie. Ces Roubaiyat de la (…)

Mu'allaqa, un poème suspendu

1er mars 2019

Mu’allaqa, un poème suspendu

Illustrations de Philippine Marquier.
Ce poème est une adaptation, en français et en arabe moderne, de la muèallaqa d’Imru al-Qays, texte phare du patrimoine arabe. C’est l’une des sept grandes odes de la poésie préislamique, dont on raconte qu’elles étaient, pour leur perfection, suspendues à la Kaaba de La Mecque. C’est dire l’aura de sacralité qui entoure ces textes, strictement versifiés, où forme et fond sont indissociables. Il existe des traductions érudites de cette mu’allaqa, notamment celles de (…)

Par hasard

1er mars 2019

Par hasard

Illustrations de Benoît Guillaume.
Traduit en arabe par Nada Issa.
Ce recueil a été créé en résidence artistique à Dar Ben Jelloun, Tétouan, en mai 2018. Par hasard, Ramona Badescu et Benoît Guillaume ont choisi des lieux et des moments où ils se sont arrêtés ensemble, l’une écrivant, l’autre dessinant ce qui se déroulait devant eux. Un concert de musique où chante Oum Kalsoum pa dim da da da daaaa, un cortège funéraire passe devant la terrasse du café Touristes, l’orage menace, un chat (…)

Poèmes pour affronter le beau temps

3 décembre 2018

Poèmes pour affronter le beau temps

Ces Poèmes pour affronter le beau temps & profiter du mauvais sont des considérations humoristiques sur le temps qui passe et la scansion des saisons. La forme répond au fond du texte : ainsi le mot tunnel devient-il graphique grâce à deux -nn- agrandis. Le mauvais temps, quant à lui, s’écrit en gouttes de pluie. Les illustrations, des gravures rehaussées à l’encre, ont été peintes à partir des poèmes par Clothilde Staës (déjà paru au Port a jauni, Poèmes en paysages).
Ces poèmes peuvent être lus (…)

Sauvage

1er mai 2018

Sauvage

Illustrations de Salah Elmour.
Traduit en arabe par Nada Issa.
Dans cette histoire, le tigre est sauvagement gourmand, il savoure une bonne compagnie, goûte l’air des hauteurs et se remplit de force, mais où s’arrête son appétit ? Le texte joue avec les mots et les illustrations de Salah Elmour entretiennent une tension humoristique. En arabe, “sauvage” se dit wahch et “tu me manques” se dit wahhachtni, littéralement “tu me rends sauvage”, comme si les sentiments nous domptaient. L’album est une (…)

Roubaiyat de printemps

1er mars 2018

Roubaiyat de printemps

poèmes de Salah Jahine * illustrations de Walid Taher traduit de l’arabe (dialecte égyptien) par Mathilde Chèvre
Les Roubaiyat sont des quatrains. Philosophiques, humoristiques, ludiques, ils s’achèvent toujours par une exclamation déconcertée ‘agabî ! (que l’on a traduite par « bizarre, bizarre ! »). Les poèmes sont écrits en dialecte égyptien et jouent avec la truculence de cette langue. Ces quatrains sont une méditation sur la vie, la mort, la joie, le temps qui passe, l’innocence, l’absurdité du (…)

Poèmes sur un fil

1er novembre 2017

Poèmes sur un fil

poèmes de Géraldine Hérédia * illustrations de Clothilde Staës
traduit en arabe par Nada Issa
Ces Poèmes sur un fil sont dédiés au monde du cirque. Poème à l’équilibre, à la déambulation, au nomadisme, aux instants de magie éphémère, à la solitude du filambule, à celui qui balaie la piste avant le spectacle, à celui qui éteint les lumières, à la gitane qui traverse la piste, à toutes nos chaussures, aux danseuses qui réveillent la terre, au chant… Chaque poème comprend le mot fil, tendu de page en page par (…)

Poème
de l’instant

Carl Norac

Petit poème pour y aller

Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Un insecte sur ta peau dont tu écoutes la musique des pattes.
La sirène d’un bateau suivie par des oiseaux, ou un pli de vagues.
Un arbre un peu tordu qui parle pourtant du soleil.
Ou souviens-toi, ces mots tracés sur un mur de ta rue :
« Sois libre et ne te tais pas ! ».
Un poème parfois, ce n’est pas grand-chose.
Pas une longue chanson, mais assez de musique pour partir
en promenade ou sur une étoile,
à vue de rêve ou de passant.
C’est un aller qui part sans son retour
pour voir de quoi le monde est fait.
C’est le sourire des inconnus
au coin d’une heure, d’une avenue.
Au fond, un poème, c’est souvent ça,
de simples regards, des mouvements de lèvres,
la façon dont tu peux caresser une aile, une peau, une carapace,
dont tu salues encore ce bateau qui ouvre à peine les yeux,
dont tu peux tendre une main ou une banderole,
et aussi la manière dont tu te diras :
« Courage ! Sur le chemin que j’ai choisi, j’y vais, j’y suis ! ».
Un poème, à la fois, ce n’est pas grand-chose
et tout l’univers.

Carl Norac, inédit, pour le 22e Printemps des Poète / Le Courage