Le Préau des collines

Editeur de littérature et de poésie
Nourri de Melville, de ce bâtard de Genêt, de quelques autres fréquentations rugueuses, j’ai tenté, fouillant les brouillions, d’extraire pour mon propre plaisir et, j’ai la faiblesse de le croire, celui de quelques autres, des textes inédits… Ce fut le bonheur de la rencontre avec Christiane Veschambre, La Griffe et les rubans, cinq autres titres de cette auteure et un dossier conséquent dans la revue éponyme. La découverte dans les archives d’Albert Cohen d’un texte caché, Salut à la Russie ; un bijou né de l’angoisse du massacre des juifs, un bijou jeté d’avions anglais sur les têtes rétives des Français. Puis récemment, la mise à jour des entretiens d’Albert Cohen dont l’histoire à elle seule serait un roman. La publication dans l’allégresse coupable de Zalzala récit de l’extrême résistance de l’homme dans le Pakistan écrasé par la dictature militaire. Et d’autres livres qui remplissent mon âme vide de bonheur. Il ne faudrait pas oublier de lire François Boisivon, qui offre la vie à des ombres dans un jeu de miroir, où on ne sait qui est, ni où est le reflet.

La revue éponyme à consacrée des dossiers à Jean-Paul Michel, Mathieu Bénézet, Michelle Debordes, Christiane Veschambre, Pierre Bergounioux, Mohamed Khaïr Eddine,
Marcel Cohen, Pierre Lafargue, Geneviève Huttin, éric Maclos

N°1,2,3,4,5,6,
7,8,9,11,12

Une revue-fenêtre, des textes inédits, des poèmes des numéros spéciaux consacrés aux ateliers d’écriture à Michèle Desbordes, Christiane Veschambre, Marcel Cohen, Mathieu Bénézet, et bientôt Jean-Paul Michel…

http://www.preaudescollines.fr/?page=revues


Poétes édités :

Mathieu Bénézet, François Boisivon, Jean-Paul Bota, Francis Combe
Geneviève Huttin, Frank André-Jamme, Jacques Le Scanff, éric Maclos, Virgile Novarina,
Christiane Veschambre,Nicole Ward Jouve.

Quelques titres des éditions
 :
Mathieu Bénézet : La tête couchée de Brancusi, François Boisivon, Piere et Sophie, Albert Cohen : Salut à la Russie, Marcel Cohen : 2 textes sans titre et 8 photos, Éric Maclos : Où tu risques de te perdre, Christiane Veschambre : La Maison de terre.

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Paris

Une petite lettre à votre mère de Geneviève Huttin

1er mai 2014

Une petite lettre à votre mère de Geneviève Huttin

Geneviève Huttin occupe une place originale dans le champ littéraire actuel. Révélée comme poète au début des années 80, elle est aussi auteur de proses poétiques attentives au réel intime ou collectif, de maintenant ou d’autrefois. Pour cela fait appel à l’histoire, la sienne ou celle des autres, la grande, la collective avec un H, une capitale. Quoiqu’elle écrive, qu’elle entreprenne c’est sa voix qu’on entend, singulière, incisive, qui se replie ou qui explore, qui se hasarde tout aussi bien sur le (…)

L'aubépine, cent un sonets pour un amour frondeur

1er novembre 2011

L’aubépine, cent un sonets pour un amour frondeur

Eglantine
Il s’écrit des poèmes d’amour dans toutes les langues du monde, mais des troubadours aux poètes surréalistes, la poésie amoureuse est sans doute le fil rouge qui traverse toute l’histoire de la poésie française. Et ceci continue (et continuera) tant que des poètes n’entendront pas réduire le poème à un travail d’écriture sur le poème ou à un exercice rhétorique de déconstruction linguistique. Qu’ils fussent d’oc ou d’oil, les poètes de cet espace géographique qui allait devenir la France ont beaucoup (…)

<i>Passagères</i>

1er juin 2010

Passagères

Lorsqu’on est chassé de ce qui nous tenait lieu de lieu - d’un amour, du regard
sur nous d’un amour qui nous fait croire à notre cohérence - on devient pas-
sagère. Passagère des jours et des nuits dont la succession n’est plus sûre, pas-
sagère des lieux, démultipliés par l’errance, que l’on traverse. Et traversé aussi
par les voix passagères engouffrées dans notre être poreux. Écrire alors c’est
tenter de redonner lieu, durée et forme à cette âme dépecée au moment même
où il n’y a plus ni récit, ni (…)

<i>Après chaque page</i>

1er juin 2010

Après chaque page

Le plus souvent la vie vivote en nous. Mais parfois quelque chose fait trembler les plaques sismiques sous-jacentes de ce petit-vivre : une odeur, un désespoir, des cerises, une attente, l’oscillation d’une herbe, une lecture, septembre, un chant.
Après chaque page recueille certains des textes qui font irruption lorsque la “Vie traverse notre vivable et notre vécu” (Gilles Deleuze). Poèmes en prose - à l’exception d’un seul dont les intermittences de lumière obligent à trouer la page d’un autre (…)

Le Regard et les mots de Jacques blanc

1er juin 2010

Le Regard et les mots de Jacques blanc

Parmi les oeuvres qu’il rencontre, Jacques Blanc s’attarde auprès de celles qui, muettes d’apparence, en réalité bruissent de langage. Il se met alors à leur écoute et transcrit ce qu’elles lui dictent. Une quarantaine de riches rencontres qu’il nous
fait partager, dans ce nouveau livre, des bas-reliefs égyptiens aux bronzes de Giacometti, de la peinture de Cranach et de Corot à celle de Basquiat, de Renoir et de Picasso à Tinguely et Boltanski.
Un langage d’aujourd’hui pour un nouveau regard sur des (…)

<i>60 auteurs, peintres et poètes écrivent à Mathieu Bénézet</i>

1er octobre 2008

60 auteurs, peintres et poètes écrivent à Mathieu Bénézet

Claude Adelen / Ali / Hervé Baudat / Mathieu Bénézet / Jean-Michel Binsse / Philippe Blanchon / François Boddaert / François Bon / Jean-Paul Bota / Yves Boudier / Isabelle Cavalleri / Bernard Chambaz / Jean-Pierre Chevais / Francis Cohen / Marcel Cohen / Pascal Commère / Fabienne Courtade / Seyhmus Dagtekin / Robert Davreu / Michel Deguy / Dominique Delpirou / Roger Dextre / Christian Doumet / Hélène Durdilly / Marie Etienne / Gérard Farasse / Jean Frémon / Antoine Gallien / Olivier Gallon / Joël (…)

Mantra des anxiétés et des cinq nuisances

1er juin 2008

Mantra des anxiétés et des cinq nuisances

Edition bilingue français-anglais avec également un tirage de tête à 15 exemplaires sur Rivoli avec un dessin de l’auteur
"C’était juste leur histoire,
certainement une autre vie.
Elle pensait à ses pas dans les couloirs de la mémoire. La pluie, le crépitement de ses ongles sur la terre et la peau, même les ailes à ses chevilles :
cette étrange sensation, lorsqu’elle se déplaçait, de ne la voir pratiquement jamais toucher le sol.
Volait presque.
Une autre vie.
It was merely their story,
certainly (…)

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.