Le Sauvage des Quatre-Chemins

Auteur : Daniel Biga

Le Sauvage des Quatre-Chemins

Roman ? Récit ? Souvenirs ? Daniel Biga nous laisse volontairement dans cette incertitude. Encore que le sous-titre, « Conte des jours ordinaires », mêlant les notions de rêve et de réalité, de durée quotidienne et de temps imaginaire, donne quelque indication sur le traitement qu’il fait subir à l’histoire du « Sauvage des Quatre-Chemins ». Histoire, bien sûr, et histoires croisées. Dans cette période allant de 1940 au tout début des années 1950, nous revivons ou découvrons quelques images de l’occupation nazie, les privations, la Libération, le retour aux activités de paix, l’élan d’enthousiasme et la foi au progrès. Ceci dans un milieu rural de mas, bastides, campagnes et villages provençaux vus par l’enfant naïf qui y découvre, émerveillé – parfois horrifié –, sa présence au monde et la complexité de vivre… Et tout cela sans oublier la forte existence des bêtes et des plantes, la puissance du vent, des sons, les odeurs, les couleurs, les saveurs, au coeur de paysages où les mythes antiques sont encore perceptibles ; même si Tarzan ou les Pieds Nickelés, la radio et les autres nouvelles mythologies du XXe siècle se manifestent, s’affirment et revendiquent leur existence… Par le regard vif du jeune sauvage, le narrateur s’amuse d’événements que le temps (un des principaux acteurs de ce livre) réinvente. Laissonsnous porter dans ce conte éternel de l’enfance, par la grâce de la tendresse, de l’humour et du plaisir de la langue. Ce roman-récit-témoignage est le premier tome d’une trilogie en cours d’écriture.

Paru le 1er juin 2007

Éditeur : Le Castor Astral

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Valère Novarina

Chronophobie

Ici-bas dans la tourmente, il danse
Écoutez mes aïeux :
Je danse à la gueule de dieu

Traçant une ligne invisible
Entre n’être et naître pas
Entre naître et n’être pas
J’ai vécu vaille que vaille
Tout au fond d’l’univers
Le réel m’a pris en tenaille
Je danse à cœur ouvert

Le jour venu, mon âme d’animal
Si vous la trouvez en moi
Portez-la dans le sein d’Abraham !

Mai 2019, Valère Novarina, extrait de Chronophobie, poème inédit confié au Printemps des Poètes pour la 11e édition du Prix Andrée Chedid du Poème Chanté.