Le Scriptorium

Fondé symboliquement fin 1999, au passage des deux millénaires, le Scriptorium se définit comme "un lieu-dit de paroles croisées, marqué du signe de la poésie". La table métaphorique exprime le parti pris du projet : partager les écritures, fertiliser les expériences de la pensée, donner toute confiance à la parole créatrice au cœur des relations humaines. Poésie de la coïncidence, présence des écrivains au cœur du monde tel qu’il est, passion pour l’échange des cultures, tels sont les mots d’ordre de cette nouvelle aventure littéraire née à Marseille, « sœur du monde entier », qui récuse autant la marginalisation des poètes que l’hyper-individualisme contemporain.

L’enjeu d’une telle micro-entreprise est de redonner tout son sens, son énergie et sa dignité à la vocation du poète : résister aux langues de bois en tous genres et aux batailles de territoires ou de chapelles ; œuvrer en commun, hic et nunc, pour mettre en lumière le réel.

Contact : poesiescriptorium13@gmail.com

Contact

29, Montée de l’Oratoire

13006

Marseille

Les jours mimosas

1er juillet 2018

Les jours mimosas

B comme Bran

1er janvier 2017

B comme Bran

Rien dans ces étranges micro-fictions ne relève des armes conventionnelles de l’écriture.
On joue hors-catégorie. Aussi bien dans les textes que dans l’univers sonore.
On s’effraie ou on s’amuse, on déclame ou on dérape ; en tout cas, on a de choix que de se laisser désorienter.
Bran en héros minuscule se déplace en contrebande du réel…
Version audio :
La version audio des textes dit par l’auteur Dominique Sorrente
et mise en espace sonore par Colette Papilleau et Daniel Vincent,
est disponible sur (…)

Poème
de l’instant

Lorand Gaspar

Approche de la parole

Le poème n’est pas une réponse à une interrogation de l’homme ou du monde. Il ne fait que creuser, aggraver le questionnement. Le moment le plus exigeant de la poésie est peut-être celui où le mouvement (il faudrait dire la trame énergétique) de la question est tel - par sa radicalité, sa nudité, sa qualité d’irréparable - qu’aucune réponse n’est attendue plutôt, toutes révèlent leur silence. La brèche ouverte par ce geste efface les formulations. Les valeurs séparées, dûment cataloguées, qui créent le va-et-vient entre rives opposées sont, pour un instant de lucidité, prises dans l’élan du fleuve. De cette parole qui renvoie à ce qui la brûle, la bouche perdue à jamais.

Approche de la parole,
Éditions Gallimard, 1978.