Le Taillis Pré

Les éditions Le Taillis Pré, fondées en 1984 par le poète Yves Namur, ont d’emblée affiché une politique éditoriale résolument tournée vers les auteurs du monde entier. Ainsi peut-on trouver au catalogue des poètes comme Roberto Juarroz, Antonio Ramos Rosa, Salah Stétié, Israël Eliraz, Nuno Judice ou E. E. Cummings pour n’en citer que quelques-uns. Une douzaine de titres paraissent ainsi chaque année au rang desquels figurent également les meilleurs poètes de Belgique : Gaspard Hons, Jacques Izoard, Fernand Verhesen, Michel Lambiotte, André Miguel, Eric Brogniet, Liliane Wouters, Philippe Jones, etc.
La collection « Ha » présente quant à elle un panorama des poètes belges dont les œuvres sont importantes mais peu connues, voire introuvables. On y découvre ainsi les noms de Françoise Delcarte, Ernest Delève, Frans Moreau, Pierre Della Faille, Jean Dypréau et Robert Guiette. Cette collection publie généralement l’œuvre complète du poète dont il est question.
Le Taillis Pré entend donner voix aux mots du poète Yves Bonnefoy : « La poésie moderne est loin de ses demeures possibles. » C’est là sa raison d’être.

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23, rue de la Plaine

6200

Chatelineau - Belgique

D'un pas léger de Daniel Simon

1er janvier 2008

D’un pas léger de Daniel Simon

D’un pas léger, nous allons vers ce qui nous semble périlleux et utile, d’un pas léger nous allons vers cet endroit des limites que certains nomment l’évidence et la nécessité, d’un pas léger, nous allons vers un temps dilaté dans lequel nous disparaissons. Quatre étapes dans ce périple. Les deux premières (Expire, Inspire) appartiennent à Brancusi, le Sculpteur roumain qui accomplit en 1904 une longue marche de
la Transylvanie à Paris où il offrira la sculpture moderne à notre ébahissement. C’est de (…)

Contre toute absence

1er novembre 2006

Contre toute absence

Poèmes (1960-2003).
"Le ton irrécusable de la poésie profonde ; les plus rares qualités du lyrisme vrai. Il y a des années que je n’avais lu un langage si net, si fort, appartenant en propre à l’auteur, impossible à confondre avec aucun autre, d’une perfection formelle et d’une acuité d’émotion aussi évidentes." Roger Caillois

Les silences du passeur

1er septembre 2006

Les silences du passeur

"Chacun invente l’autre rive. Imagine l’espace inconnu qui tiendra ses promesses. On se retrouve à l’embarcadère, transis d’angoisse. Face à l’ombre qui désigne d’un geste où prendre place. L’ombre déjà nous guide. La perche s’enfonce dans les vases. Nul ne parle. De peur de faire basculer l’esquif dans les ténèbres."

Est-ce que ça bouge dedans

1er mai 2006

Est-ce que ça bouge dedans

Empreintes et photos de Rachel Ben-Sira
en l’air tant de versions du geste :
ouvrir la porte
un pigeon mûrit dans le figuier
comme dans une ruche
étagères, tiroirs, ustensiles de pierre
celle qui déplace un ustensile offre
une place au vide
et dernière séquence de la lumière
une branche bat devant le mur blanc
tu t’arrêtes face aux arbres qui
sans arrêt poussent dans la chaleur
de ton regard
dis enfin quelque chose de la chose
dont tu n’as jamais appris
à parler (…)

Couper ici de Daniel De Bruycker

1er février 2006

Couper ici de Daniel De Bruycker

"passants pressés passés présents
à peine entrés déjà sortis d’où tout restait à faire -
roulés sur la paume du temps, sous l’oeil
tantôt clair tantôt noir de la lumière ;
venus sans trace, restés sans face, passés sans place
précaire chapelet de noms, de lieux, de jours".
A tout poème, son début et une fin - ouverte. A tout poète, son élan jusqu’au point de rupture, qui laisse apparaître le lecteur. Le poème condense les splendeurs et la métaphysique du monde, le poète témoigne d’un impossible achèvement, (…)

L’invention du passé

1er février 2006

L’invention du passé

Que l’on parcoure cette édition ou la récente anthologie L’éternité est un battement de cils, parue il y a peu chez Actes Sud, force est de constater que Werner Lambersy est un homme fidèle dont les convictions n’ont guère changé avec le temps, ainsi peut-il invoquer ouvertement une "invention" du passé.
Le poème a toujours été pour lui une chose "respiranteé, un acte de vie ou une manière de vivre "vrai".
Le poème, écrira-t-il encore, n’a qu’une seule qualité : "c’est d’être un miroir impitoyable… Il (…)

Une eau simple

1er novembre 2005

Une eau simple

Frontipisce d’Elio de Gregorio
"Comment parler d’amour en évitant les lieux communs ? La réponse est apportée par Philippe Mathy qui, dans ce recueuil, avec des poèmes, la plupart en prose, célèbre la femme aimée grâce à un regard tranquille porté sur le monde qui l’entoure,un monde au centre duquel se trouve l’aimée à qui, il doit tout, à qui il dédie ces poèmes ou plutôt grâce à qui ils sont écrits."
Max Alhau, in Aujourd’hui poème, novembre (…)

Tourment

1er septembre 2005

Tourment

"Picorer comme l’oiseau la seiche
le long d’une crête agitée
petites gorgées d’eau
salée
tendre ce corps assoiffé
à retenir son vol
presque sec
jusqu’à implosion du soleil".

Ce fragile aujourd’hui

Ce fragile aujourd’hui

Second volume d’une ambitieuse trilogie : après "Autoportrait au suaire" (L’Age d’Homme, 2001), "Ce fragile aujourd’hui" (Le Taillis Pré, 2007) marque une charnière dans un projet sur la finitude et l’identité humaine contemporaine, qui se poursuivra avec "Ulysse errant dans l’ébloui" (à paraître).

Poème
de l’instant

« Fabulation »

« Cela » : qui « ne dit ni ne cache », mais dispense des signes, des signaux, des appels. Et nous met en mouvement d’écriture.

Sylvie Germain, « Fabulation », Revue Caravanes 8, Éditions Phébus, 2003.