Le Temps des cerises

Editions de poésie
Poésie étrangère
Poésie contemporaine

Type de livres : Poche

Mode de diffusion : librairie et vente par correspondance

Année de création  : 1993

Nombre de parutions par an : 50

Tirage moyen : 500 ex

Accepte de recevoir des manuscrits

Editeur : Francis Combes
Tél : 01 42 01 45 99
contact@letempsdescerises.net

Contact

47 avenue Mathurin Moreau

75019

Paris

Un miroir au cœur du brasier

4 juin 2020

Un miroir au cœur du brasier

Faute d’identité
Guerres, bombardements, massacres Y survivre n’est pas assez
Passeurs, frontières, mers
Les franchir ne suffit plus
Nos couards despotes encostardés ont perdu leur humanité, un matin, en laçant leurs sou- liers
Comment reconnaîtraient-ils la vôtre ?
Vous êtes un dossier
On parle de vous comme d’une fuite d’eau, d’une infiltration
On parle de vous
en assemblée de copropriétaires
On vous a même trouvé un nom commun Migrants
Faute (…)

Ô toi qui le savais

26 mai 2020

Ô toi qui le savais

L’amour, pour parodier Clemenceau, est sans doute une chose trop sérieuse pour être laissée aux seuls amoureux. Encore moins aux poètes, qui trafiquent tout ce qu’ils touchent. A qui se fier ? N’ayant pas d’idée préconçue sur la question, j’ai comme tout un chacun essayé de voir ce qu’il en était. Dans diverses passions. Je veux dire : pas uniquement dans la passion sentimentale ou érotique (ou les deux). Suis-je plus avancé ? A vous de voir (de lire plutôt). Une chose est sûre : comme en (…)

Fleury l'été

27 avril 2020

Fleury l’été

Les meilleures figures en sport comme en littérature, ne se voient pas immédiatement mais apportent de la force à la performance, du rêve aux spectateurs. Lucienne Deschamps publie aujourd’hui Fleury l’été, où l’on entend tout un champ des possibles qui convient bien à ce recueil. « Fleurit l’été » bien sûr, dans la tête parfois des prisonniers, femmes ou homme, à qui elle donne des ateliers de théâtre et de chanson, « Fleury l’était », avec ce « l’ » mystérieux, ce que l’expérience a pu provoquer en elle, en (…)

Le désespoir est trop facile

5 mars 2020

Le désespoir est trop facile

traduit de l’arabe par Maram al-Masri
Le poète et peintre Monzer Masri a fait le choix de rester en Syrie et de continuer à vivre parmi les siens, parmi les gens de Lattaquié, ce port méditerranéen qui est sa ville. Ce choix n’est pas simple mais il ne s’imagine pas vivre ailleurs et, dit-il, « Je crois que la poésie qui mérite ce nom est la poésie qui aide les gens dans leur recherche diligente et dure, depuis le moment de leur naissance jusqu’au moment de leur mort, leur quête du bonheur. » Monzer (…)

Génération Poésie debout

20 juin 2019

Génération Poésie debout

Novembre 2017 … Vingt poètes français de moins de quarante ans participent à la soirée « Dernier métro pour la poésie », en clôture de la Biennale des poètes en Val-de-Marne. Pour sa dernière édition, avant sa mise à mort par les politiques d’austérité et le renoncement des élus, ce festival international (fondé en 1990 par Henri Deluy et que dirigeait Francis Combes) avait décidé de donner la parole à la jeune génération de la poésie française. L’anthologie présentée ici est issue de cette rencontre. Elle (…)

Anthologie des femmes poètes du monde arabe

7 mars 2019

Anthologie des femmes poètes du monde arabe

Contrairement à ce que l’on imagine peut-être, le paysage poétique des femmes du monde arabe est riche. Déjà, dans l’histoire de la culture arabe classique, plusieurs femmes ont fait entendre leur voix à travers la poésie. Au XXe siècle, en liaison avec le mouvement de libération et de modernisation des sociétés arabes, des femmes sont réapparues. Les plus fameuses sont l’Irakienne Nazik al-Malaïka, la Palestinienne Fadwa Touqan, les Syriennes Colette Khoury ou Ghada Al Saman…Mais on peut constater ces (…)

Fédia et les petits jaseurs de la taïga

19 avril 2018

Fédia et les petits jaseurs de la taïga

Réjane Niogret, Christian Poslaniec et illustrations de Sandra Poirot Cherif
Le jaseur ou jaseur boréal est un bel oiseau migrateur de la taïga. De même que le mot « canari » dans le titre du premier ouvrage de la collection a un double sens, le jaseur est à la fois un oiseau et un bavard. Fédia est un voyageur à cheval, accompagné de ses chiens, parcourant les pays slaves. À chaque étape, un oiseau lui dit un conte et des poèmes. Au fil des brèves introductions poétiques qui ouvrent les chapitres, on (…)

<i>Le canari m'a dit</i> de Réjane Niogret et Christian Poslaniec

1er mars 2017

Le canari m’a dit de Réjane Niogret et Christian Poslaniec

Destinée à des lecteurs de 8 à 12 ans, ainsi qu’à leurs parents et leurs enseignants, cette anthologie, réalisée à l’occasion du Printemps des poètes, est composée de seize chapitres, chacun organisé de la même manière : une illustration, une introduction, un conte traditionnel réécrit par Réjane Niogret et deux à quatre poèmes.
Les contes et poèmes présentés dans ce livre viennent d’Afrique, initialement écrits en peul, en swahili, en français, en wolof ou en anglais, proviennent principalement des pays (…)

Vivre, nous voudrions

21 octobre 2016

Vivre, nous voudrions

Poèmes et photographies Paroles d’exil, chants d’avenir
Préface de Yahia Belaskri Postface de Julien Delmaire Photographies de Francesco Gattoni En partenariat avec Emmaüs Pôle Insertion Solidarité
« Vivre, je voudrais, endormi dans la douce rumeur de la vie »
C’est le célèbre poème du grand écrivain italien Sandro Penna, qui a servi de déclencheur à la série de photographies en noir et blanc de Francesco Gattoni. À l’instar de Penna, capable de saisir en quelques lignes les chatoiements de la vie, (…)

Le jeu d'Inéma

1er avril 2016

Le jeu d’Inéma

Préface de Lyonel Trouillot
« Je n’ai que bouche
D’horloge déréglée
De paroles qui tombent
À l’âge des seins lourds
D’hésitation fêlée
Et d’amours déguerpies »
« Le jeu d’Inéma nous entraîne dans ces quartiers que l’on dit de non-droit, dans ces queues de ville, vestiges ou excroissances, cités béton-carton où le marcheur ne marche qu’à ses risques et périls. La géographie du poète n’est pas affaire de beaux jardins, et son paysage amoureux ne compte pas de poupées sages. C’est dans la violence des sentiments (…)

Poème
de l’instant

Serge Sautreau

Rivière je vous prie

Loin, un instant, des rives, souvenons-nous, riverains des cours de porcelaine, souvenons-nous des loges de verre, entre flammes et idoles, où se pâmaient le mythe, la révolte, les tyrannies de la fin…

Loin, à l’instant, loin du poumon fertile, c’est l’origine qui appelle avec de longs herbiers ondulant sous la nacre, laissant apercevoir des sables habités, des galaxie solubles, des à-pics de massifs coulés s’engloutissant dans le vert sombre.

Pour invoquer. Pour éveiller le dieu. Pour ne jurer de rien. Pour accueillir. Rivière.

Serge Sautreau, Rivière je vous prie, Éditions l’Atelier le Ciel sur la Terre, 1997