Le Temps qu’il fait

Les éditions Le temps qu’il fait ont été créées par Georges Monti en 1981. Ce nom lui a été inspiré par le titre d’un roman d’Armand Robin, Saint patron libertaire qui ne voyait pas la littérature comme un divertissement, ni un loisir, moins encore, évidemment, comme une marchandise.
Leur catalogue, riche de plus de 400 titres, ne revendique ni doctrine, ni école, mais une totale liberté quant aux genres et aux formats. Il forme cependant ce qu’on pourrait nommer une famille d’esprit qui aime à égarer ses lecteurs dans un taillis de textes inclassables, buissonniers et gourmands. « Un peu de sagesse, un peu de savoir, très peu de pouvoir, et le plus de saveur possible », selon l ’heureuse formule de Barthes. De Pascal Commère à Gilles Ortlieb, en passant par Henri Thomas, de Jean-Pierre Abraham à Jean-Loup Trassard, en passant par André Dhôtel et Jean-Claude Pirotte, par exemple, cette « petite encyclopédie des interstices » (Gérard farasse) nous fait entrevoir ce qui dans le monde nous échappe sans cesse en nourissant notre rêverie, nous révèle à ces miracles quotidiens, sources d’émerveillement constant.
Qu’elle s’écrive en prose ou en vers, qu’elle vagabonde ou réfléchisse en dialoguant au besoin avec la peinture et la photographie, la littérature que nous aimons nous conduit vers des patries intérieures qu’elle éclaire. Hors des modes, donc, et de l’actualité, une littérature débarrassée du poids du temps qui nous donne à entendre nos voix les plus intimes et les plus authentiques.

Collection poésie étrangère
Poésie contemporaine
Editions sonores

Type de livres
Broché

Mode de diffusion
Diffusion Athélès, distribution Les Belles Lettres

Année de création : 1981

Nombre de parutions par an : 20

Tirage moyen : 1500

Auteurs phares : Jean-Pierre Abraham, Pascal Commère, Gilles Ortlieb, Jean-Louis Trassard, Jean-Claude Pirotte, Armand Robin, Henri Thomas, Jude Stéfan, André Dhôtel.

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Editeur  : Georges Monti

Contact

31 rue de Segonzac

16100

Cognac

Villon la vie par Michel Arbatz

1er mai 2016

Villon la vie par Michel Arbatz

Le dernier spectacle de Michel Arbatz , Villon la Vie, reprend le plus clair du Testament de François Villon, avec quinze ballades chantées, et le parrainage amical de Jean-Louis Trintignant (voix off). Il a été joué cet été au Festival off d’Avignon du 4 au 26 juillet et atteint maintenant sa cinquantième représentation !.
Arb + échellePreuve, s’il en était besoin, que Villon continue de surprendre par sa modernité et d’attirer par sa légende, et ce spectacle… de déménager. Quitte à faire mentir Léo (…)

Le millier d’arbres sous le regard de Laurent Girerd

1er octobre 2015

Le millier d’arbres sous le regard de Laurent Girerd

Le livre
Le millier d’arbres sous le regard est le carnet d’un voyage effectué au Japon pendant la période du hanami. Par hanami, les Japonais désignent ce moment de l’année sacré entre tous durant lequel, rassemblés sous les « nuages roses et flottants » des cerisiers en fleurs, les plus jeunes comme les plus âgés, les ruraux comme les citadins communient à la vue du printemps renaissant. L’auteur, qui a pris l’avion depuis la France dans le but avoué de s’abîmer lui aussi dans la contemplation de cette (…)

Hourra L'oral ! de Michel Arbatz

1er juin 2014

Hourra L’oral ! de Michel Arbatz

Homère connaissait, dit-on, les cinq mille vers de l’Iliade et de l’Odyssée par cœur et les livrait de vive voix à ses auditeurs. Quel poète aujourd’hui donne ainsi ses textes ? Combien de poètes parlent-ils leurs textes ? La poésie confinée dans le papier est-elle vraiment la poésie ? D’où vient la cassure qui l’a réléguée dans les études universitaires, les poncifs de la messe scolaire, ou la « sclérose en plaquettes » qui ne concerne qu’un lectorat minuscule ? Quelle place tiennent dans cette (…)

Chefferies bamiléké

1er février 2014

Chefferies bamiléké

Au Cameroun, je suis allé une première fois en janvier 2010. J’y suis retourné en novembre 2012 et en janvier 2013, pour assister dans le pays bamiléké aux différentes phases de la succession d’un chef, ainsi que pour visiter une trentaine de chefferies, où j’ai été reçu comme un roi… par les rois eux-mêmes. Comme en d’autres endroits, ce qui m’a intéressé est la cohérence d’un univers, une tradition vivante qui évolue, les relations des hommes entre eux et au monde qui les environne.
En écrivant et en (…)

Paysages de Benjamin Fondane

1er janvier 2014

Paysages de Benjamin Fondane

Les poèmes de ce volume ont été écrits entre 1917 et 1923 — date du départ de Fundoianu pour la France, à l’âge de 24 ans — et publiés de 1920 à 1930 dans différentes revues roumaines. C’est donc de Paris que le poète compose son recueil, en effectuant un choix parmi de nombreux textes. On trouve dans Poèmes d’autrefois (Le temps qu’il fait, 2010) un certain nombre de « paysages » d’inspiration similaire.
Cette poésie n’est traditionnelle qu’en apparence ; les paysages, où la nature semble toute-puissante, (…)

Délicat présent

1er janvier 2014

Délicat présent

« Longuement nous nous sommes rencontrés rencontrés puis écrit puis rencontrés encore et écrit chaque jour ou presque dans cette distance des jours et des villes où sépa-rément nous habitons.
J’ai dessiné une sorte de carte géographique plutôt un croquis sommaire où l’on voit le réel et l’écriture deux territoires éloignés l’un de l’autre reliés par une échelle fine peut-être faite d’herbes et de plumes avec des barreaux un peu brisés où le pied se dérobe soudain. »
Ce recueil est une suite de lettres en prose, (…)

Le très vieux temps

1er mars 2012

Le très vieux temps

Les minces trésors des jours perdus, les infimes richesses de son enfance solitaire bouleversent plus que jamais le vieux cœur du poète qui n’a pas renoncé à la surprise ni à la joie, bien qu’une ombre passe sur son front qui semble toujours plus accablante. Alors il les serre dans le reliquaire fragile de ses chansons boiteuses, par souci d’apaisement peut-être et pour encore donner des gages « au rêve absolu ».
Extrait
parce que le dessein des vies
c’est la mort nous écoutons
les chants lointains (…)

(Nativité) de Michel Arbatz

1er septembre 2011

(Nativité) de Michel Arbatz

"Janvier se retourne
Et la porte s’ouvre
Les eaux, les eaux !
Nuit lente, nuit électrique
métal des minutes à t’attendre
Une guirlande est allumée
on a chauffé la chambre
Un radiateur emprunté, une bouilloire
On te donnait des noms
neuf mois durant
ne sachant rien de toi
ta voix, ta forme, tes couleurs…."

Le linceul du vieux monde de Gérard Mordillat

1er février 2011

Le linceul du vieux monde de Gérard Mordillat

Les romans que Mordillat a publiés, ses films également montrent combien il est un homme engagé, fidèle à ses origines populaires, radical à l’occasion et politiquement courageux — espèce rare par les temps qui courent, faut-il le dire ?
Son abondante production ne l’a nullement conduit à reléguer dans l’oubli son amour des poètes (Gilbert-Lecomte, Daumal, Larronde, Artaud, Dadelsen, et Prével par-dessus tout), ni à renoncer à la poésie. Il en écrit un peu, sans manières et à sa façon, rouge et noire, (…)

Autres séjours

1er novembre 2010

Autres séjours

Autres séjours fait suite à Revermont. Aux images du Jura se substituent peu à peu celles des abords de la mer du Nord, où séjourne l’auteur. Comme Revermont, Autres séjours évoque, à la façon d’un journal en poèmes, le paysage intime qui s’assombrit, alors que la lumière marine l’éclaire d’un halo crépusculaire. Mais ce n’est pas tout : un prochain volume suivra, intitulé Le très vieux temps, où l’enfance rejoint et apaise le grand âge. La vie n’a pas de fin, même si le monde et la littérature (…)

Poème
de l’instant

Charles Cros

Sonnet

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : « Comme il est bête ! »
En somme, je suis mal côté.

J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.

Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.

J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal ;
Des roses, des roses, des roses !

Charles Cros, « Sonnet », Le Collier de griffes.