Le ciel s’envoie en l’air de Janine Magnan

Le ciel s'envoie en l'air de Janine Magnan

Yves Martin dans une pièce de Janine Magnan.

Yves Martin, le poète, s’en est allé.
A son enterrement ses amis sont là pour un dernier adieu. Murmures, pluie, froid, collation, chacun, à travers les mots du poète, raconte leur amitié.
Chacun veut imposer ses souvenirs afin de créer l’histoire et son héros, lequel réapparaît pour casser les conflits et entraîner pour casser les conflits et entraîner une dernière fois ses amis dans les dédales de sa vie, de sa poésie, pour de merveilleuses retrouvailles. Jack L’éventreur et d’autres personnages mythique de la bande dessinée ou du cinéma entrent en jeu. Et c’est la fête dont Yves Martin est le potache ininterrompu.

Comédie poétique et délirante, où aucun mot étranger n’est venu flirter avec ceux du poète, Le ciel s’envoie en l’air est un dernier adieu à Yves Martin, l’hommage tissé par Janine Magnan à un poète devenu légendaire.

Paru le 1er septembre 2010

Éditeur : Librairie Galerie Racine

Genre de la parution : Théâtre

Poème
de l’instant

Treizième poésie verticale

Aujourd’hui je n’ai rien fait.
Mais beaucoup de choses se sont faites en moi.

Des oiseaux qui n’existent pas
ont trouvé leur nid.
Des ombres qui peut-être existent
ont rencontré leurs corps.
Des paroles qui existent
ont recouvré leur silence.

Ne rien faire
sauve parfois l’équilibre du monde
en obtenant que quelque chose aussi pèse
sur le plateau vide de la balance.

Roberto Juarroz, Treizième poésie verticale, traduit de l’argentin par Roger Munier, Librairie José Corti, 1993.