Le corsaire

de Lord Byron

Le corsaire

Édition et traduction de l’anglais par Jean Pavans
Édition bilingue

Cette édition éclaire d’un jour nouveau la poésie de Lord Byron (1788-1824), et plus particulièrement son rapport à l’Orient. Elle rassemble quatre œuvres en vers (trois poèmes narratifs : Le Corsaire, Le Giaour, Mazeppa ; et une ode : Oraison vénitienne).
L’aspect novateur du projet consiste à proposer une traduction neuve qui ne privilégie pas le respect contraignant de la métrique aux dépens du rythme et du sens. La forme est donc versifiée mais garde une certaine liberté : ces poèmes orientaux sont des récits d’action et de superbes romans d’aventure, et il était essentiel d’en préserver l’élan.
Par leur influence sur de nombreux artistes (Hugo, Pouchkine, Tchaïkovski, Liszt, Delacroix… ), leur beauté et leur modernité, ces quatre œuvres orientales constituent une référence incontournable, et il est important de les rendre à nouveau accessibles au public curieux des œuvres fondatrices de la poésie européenne.

Paru le 25 avril 2019

Éditeur : Gallimard

Poème
de l’instant

Ludovic Janvier

Bientôt le soleil

« Je ne cherche pas l’essor, l’oubli, la grâce, je sais qu’ils me sont impossibles. Et d’ailleurs je ne le voudrais pas. L’ange me fait peur. Non, je cherche la présence et le poids, ou plus exactement la présence me cherche, le poids me trouve, le poids sur moi de la lumière comme un mur, la présence à plein regard de la mer qui fait masse ou du feuillage hanté par le ciel. De sorte que les jours de timidité, ou de trop fort vouloir, je reste pris dans la glu du moment, prisonnier du trop plein jusqu’à la nausée. Les jours de décision, j’allais dire de légèreté mais ne te vante pas, je vois sortir de moi une réponse, plus ou moins claire, plus ou moins simple, plus ou moins forte. Content ? Non, jamais content. Mais, quand même, content. »

Ludovic Janvier, Bientôt le soleil, Flohic Éditions, 1998.