Le départ d’ernest Stadler

Le départ d'ernest Stadler

Prix Nathan Katz du patrimoine

Texte intégral traduit de l’allemand et préfacé par Philippe Abry, introduction et postface de Charles Fichter
Avec un poème liminaire d’Adrien Finck traduit par Michèle Finck
Édition bilingue allemand-français

L’œuvre de Stadler comporte quelques-uns des plus beaux poèmes qu’ait inspirés l’Alsace, notamment le texte final sur les statues de l’Église et de la Synagogue de la cathédrale de Strasbourg. Car, pour le poète, la plus émouvante n’est pas l’Église (« Son regard est victoire, son pas brille et exulte »), mais la Synagogue : « Mais mon âme, la beauté des jours lointains de l’enfance et le secret enfoui de ma vie, / Je les ai donnés à la vaincue, à la répudiée. / J’ai laissé tomber ses cheveux sur ses épaules comme coulerait une pluie blonde, / J’ai cajolé ses mains qui entourent le vieux livre et la lance brisée, / Donné à ses bras pendants la mélancolie des champs de blé ondulant sous le soleil de juillet, / Mis à ses pieds changeants la musique de l’orgue qui le dimanche se déverse des portes des églises. »

Paru le 1er novembre 2013

Éditeur : Arfuyen

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Francis Coffinet

Je suis de la maison du songe

Si tu hésites entre deux chemins
ne choisis pas celui de la mémoire
mais celui de la feuille creuse
et gagne la racine

Francis Coffinet, Je suis de la maison du songe, Éditions Unicité, 2020.